Avec son intervention, le roi a retrouvé son rôle traditionnel d’arbitre et de garant de la stabilité politique au Maroc comme le stipule d’ailleurs formellement l’article 42 de la Constitution. Le message à l’Istiqlal est clair : calmez vos ardeurs et trouvez une solution négociée plutôt que d’aller jusqu’à un retrait du gouvernement et ouvrir une crise politique majeure dans le pays.
Pour l'Istiqlal, négocier c’est finalement la meilleure option, car même si officiellement les différends avec le parti islamiste portent sur des choix de stratégie politique, en réalité, il s’agit plutôt d’une ultime manœuvre pour imposer de nouveaux ministres à la coalition gouvernementale.
Le chef de l'Istiqlal, Hamid Chabat, élu récemment, veut voir ses proches placés au sein du gouvernement plutôt que de garder ses cinq ministres actuels nommés par son prédécesseur.
Reste à savoir maintenant quelle va être la réaction des islamistes à ce chahut des derniers jours et la menace de retrait. Seront-ils prêts à négocier ou vont-ils aller jusqu’au bout, à des élections anticipées ? Là encore, le roi pourra jouer le rôle d’arbitre ultime. Le parti islamiste du PJD a déjà dit qu’il ne se prononcerait pas avant le retour au Maroc du roi Mohamed VI, actuellement en voyage.
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