Le torchon brûle entre le président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme et le Président de la République. Tout est parti de la menace brandie par Abdoulaye Wade qui, à travers une interview accordée au quotidien «Le Pays», menace de poursuivre en justice Alioune Tine s’il n’arrête pas d’inviter les «gens à des manifestations» nous apprend L’Observateur. «Ces critiques ne datent pas d’aujourd’hui» a reconnu Alioune Tine. Il ajoute même «quand il faisait l’objet d’attaques, de harcèlement judiciaire et de détention du temps du Parti socialiste (Ps), c’était la Raddho qui s’organisait pour avoir des pétitions de personnalités du monde entier.» Cette menace du Président est loin de d’apeurer Alioune Tine «s’il y a des gens qui doivent répondre devant la justice, ce sont ces agresseurs» a-t-il conseillé. En rappellant «l’histoire de sa propre agression» le 23juin dernier. Depuis lors «nous avons remis les cassettes vidéos de notre agression à la Dic et au moment où nous parlons, il n’y a aucune personne inculpée» a-t-il regretté. En expliquant le statuquo de ce dossier, Alioune Tine dira: «la justice ne bouge pas.» Le président de la Raddho de rappeler au Président Abdoulaye Wade «nous ne sommes pas de l’opposition et le Président le sait très bien» «ce que nous faisons au Sénégal, mais nous l’avons fait au Niger, Mauritanie, Guinée-Bissau, Kenya, Zimbabwe, etc.» a expliqué le défenseur des droits de l’Homme dans le journal.
Autres articles
-
Dakar : Frapp exige à l’Etat de «retirer immédiatement les forces de l’ordre des campus universitaires»
-
Discours de Sonko sur le travail de Jean M. Diouf : TAS réplique et remet sur la table l'affaire des "37 milliards FCFA"
-
CPI : le procureur Mame Mandiaye Niang, sous sanctions américaines, livre ses vérités
-
Violences politiques de 2021-2023 : «Justice sera faite, personne ne peut nous en détourner», réaffirme Yacine Fall
-
Lancement de l’Agenda politique de Pastef : Abass Fall "prêt" à "donner (sa) vie pour protéger Sonko"




Dakar : Frapp exige à l’Etat de «retirer immédiatement les forces de l’ordre des campus universitaires»


