Il aura fallu attendre huit mois pour que Michel Kafando fasse le déplacement à Abidjan. Alors face à la presse, la poignée de main entre le président de la transition burkinabè et le chef de l'Etat ivoirien est des plus chaleureuses. Les liens entre les deux pays voisins sont historiques et forts, la coopération est aussi bien économique que sécuritaire, insistent les deux hommes, et la présence de Blaise Compaoré, l’ex-président en exil en Côte d'Ivoire, n'est en rien un problème.
Elle est normale, déclare Alassane Ouattara tandis que Michel Kafando se fait lui plus nuancé. « Le problème burkinabè ne se pose pas au Burkina Faso pour autant que de sa part [Blaise Compaoré, NDLR] il n’y ait pas des velléités de fomenter certaines actions qui puissent nuire à la transition, assure le président burkinabè. Si cela n’est pas, véritablement ce n’est pas un problème pour le Burkina. Maintenant, s’il y a des poursuites, c’est autre chose. »
Il y a quinze jours, les députés burkinabè ont voté la mise en accusation de Blaise Compaoré pour haute trahison. Une résolution contestée par les parlementaires de l'ancien parti au pouvoir qui demandent désormais son annulation. Mais alors qu'à Ouagadougou une nouvelle bataille judiciaire commence, à la question de savoir ce que ferait la Côte d'Ivoire si le Burkina Faso demandait l'extradition de son ancien chef d'Etat, Alassane Ouattara a préféré ne pas répondre.
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