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Présidentielle: François Fillon présente ses excuses mais ne renonce pas

François Fillon s'est exprimé ce lundi 6 février après-midi en conférence de presse à son siège de campagne. Le candidat de la droite et du centre à la présidentielle s'est livré à un exercice de clarification au sujet des reproches qui lui sont faits, notamment l'emploi de sa femme et de ses enfants au Parlement.



Présidentielle: François Fillon présente ses excuses mais ne renonce pas
François Fillon a d'abord insisté sur sa longue carrière en politique : 32 ans sans jamais être inquiété par la justice, a-t-il rappelé.

Le candidat de la droite et du centre à la présidentielle s'est ensuite posé en victime, face aux affaires qui s'accumulent depuis près de deux semaines. « Je fais face à une attaque d'une violence inouïe », a-t-il dénoncé, assurant qu'à travers ces scandales qui essaiment dans la presse, « c’est le candidat de la présidentielle de la droite et du centre qui est visé ».

François Fillon a ensuite assuré que ces faits sont « légaux et transparents », listant les différentes missions de son épouse, Pénélope. Il a notamment expliqué que pendant 15 ans, son épouse avait bénéficié d'une rémunération moyenne mensuelle de « 3 677 euros nets ». Une rémunération selon lui « parfaitement justifiée » pour une personne diplômée de droit et de lettre. L'ex-Premier ministre a aussi promis de publier sur internet dans la soirée « tout le détail de son patrimoine ».

Excuses

Mais le candidat a tout de même présenté ses « excuses » aux Français, reconnaissant avoir commis une « erreur » en embauchant sa femme. « Il y a des pratiques anciennes dans la vie politique qui ne sont plus acceptables », a-t-il reconnu lors devant plus de 200 journalistes, évoquant une « collaboration de confiance qui aujourd'hui suscite la défiance ».
Pour lui, il n'y a pour autant aucune raison de rembourser les sommes perçues par sa femme.

« J'ai été choisi par des millions de Français, je ne suis pas le candidat d'un parti. Aucune instance n'a la légitimité pour remettre en cause le vote de la primaire », a poursuivi l'ex-Premier ministre, jugeant que ce n'était « pas les bonnes instances qui avaient été saisies » pour enquêter sur les soupçons d'emplois fictifs visant sa femme et deux de ses enfants, mettant en cause le parquet national financier (PNF). A plusieurs reprises, le candidat de la droite à la présidentielle a critiqué l'ouverture d'une enquête préliminaire par le PNF, instance créée après l'affaire Cahuzac, mais sans argumenter, expliquant juste qu'il ne s'agissait « pas des bonnes instances ».

« Pas de plan B »

Pas question pour le candidat des Républicains de quitter la course à la présidentielle. Pour lui, ceux qui demandent son départ dans ses rangs « ne sont pas majoritaires ».

« On a vu qu'il n'y avait pas » de « plan B », a ajouté François Fillon, évoquant un « plan B comme berezina ». « En aucun cas, les sondages pourront me faire changer d'avis. Je suis candidat à la présidentielle pour la gagner. [...] Aujourd'hui, une nouvelle campagne commence », a martelé François Fillon, qui doit faire plusieurs déplacements dans la semaine.

rfi.fr

Lundi 6 Février 2017 - 16:02



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