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Présidentielle sénégalaise: l'électorat dakarois était divisé ce dimanche matin

Ce dimanche 24 février 2019, les bureaux de vote de Grand-Yoff ont ouvert à huit heures pour accueillir les électeurs qui choisiront parmi les cinq candidats en lice : Madické Niang, El Hadj Issa Sall, Macky Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko. À midi, la taux de participation au centre témoin, le Foyer des jeunes de Grand-Yoff, et des deux centre voisins, La Poste et l'école Khar Yalla, était de trente pour cent (38%).



Dès sept heures et quart, les présidents des bureaux s'attelaient à installer les isoloirs, bureaux, bulletins de vote et encriers pendant que les premiers électeurs attendaient, postés devant le Foyer des jeunes de Grand-Yoff, que leur bureau de vote respectif soit fin près. D'autres, indécis, ne se rendront aux urnes qu'en fin de journée. « Moi je ne voterai pas avant ce soir », déclarait ainsi un électeur devant son centre de vote à Grand-Yoff avant de repartir. À deux jours du scrutin, Mohammed, chauffeur de taxi n'était pas encore décidé. Selon lui, cela allait se jouer entre Macky et Idy (Idrissa Seck) et hésitait entre les deux candidats. Mais de dire : «C'est comme une roue qui tourne. Ils sont tous dedans et chacun attend son tour pour prendre sa part. Quant à nous rien ne change. Ils ne travaillent pas dans notre intérêt.»

Si on pouvait entendre de la part de citoyens dakarois que neuf Sénégalais sur dix étaient contre Macky Sall, depuis le début de la campagne ce dernier et les membres de la coalition Benno Bokk Yakaar, annoncent sa réélection dès le premier tour. Les Sénégalais seraient ainsi de plus en plus nombreux à se rallier à lui. «Macky serait peut-être le moins pire. Et Dieu sait que je ne pourrais l'assumer haut et fort. Sonko ne peut gagner. Quant à Idy, il fera la même chose que Macky, sauf qu'il ne s'est pas encore rempli les poches,» déclarait un Sénégalais à deux semaines des élections.

Un autre appelle au vote « sanction » : «On a sanctionné le précédent régime et celui-ci fait exactement pareil, en pire. Avant d'être élu, Macky Sall avait promis de diminuer le nombre de ministres ; que la famille ne se mêlerait pas des affaires politiques. Et puis l’éducation. Les étudiants font grève parce qu'ils réclament leur bourse. Lors de la campagne de 2012, on reprochait à Wade de donner de l'argent pour acheter la conscience des gens. En 2019, c'est exactement la même chose. Ne parlons pas non plus de l'arrogance politique. Si on ne sanctionne pas, le suivant fera pareil,» dénonçait dans la matinée un électeur à Grand-Yoff.En effet, le 22 février, Marie était aux anges. La veille, la caravane de Macky était passée. Elle reçut un porte clé lumineux avec le portrait de Macky Sall, des sandales, un t-shirt, un boubou et surtout «on [lui] a promis un visa pour les Etats-Unis si Macky était réélu».

Finalement, peut-être qu'une partie des inscrits ne voteront pas, déçus par la classe politique. C'est le cas de Myriame, 23 ans. Aucun des candidats et «leur programme» ne l'ont convaincue. Elle ne se déplacera donc pas aujourd'hui. Sur la route de l'aéroport, un chauffeur de taxi avait lui aussi pris la décision de ne pas aller voter. «Macky et Sonko c'est pareil. Il disait la même chose que Sonko avant d'être élu. Et puis, on voit ce qu'il a fait. Ce sont des politiciens.» Divisés, non convaincus par les candidats en lice, ou votant par dépit, ils semblent quelques uns à avoir déchanté et à déjà attendre 2024.

AYOBA FAYE

Dimanche 24 Février 2019 - 18:56



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