Une soeur et son frère racontent. Ils ont entre 7 et 9 ans, et en échange de fellations sur des militaires français pour l'instant non identifiés, ils auraient eu droit à une bouteille d'eau et à un sachet de biscuits.
Un chantage, toujours le même, une nouvelle fois raconté à des agents de l'ONU, il y a quelques semaines.
Les faits se seraient produits en 2014 pendant la guerre civile en Centrafrique. Les forces françaises Sangaris contrôlent l'aéroport de Bangui, la capitale. Et c'est tout proche, dans le camp de déplacés internes de M'Poko, qu'auraient eu lieu des viols sur les enfants centrafricains.
Cinq soldats français ont déjà été entendus en décembre dernier. Sans suite, car ils ont nié tout abus sexuel. Et les investigations n'ont pas permis pour l'instant de trancher entre leur parole et celle des enfants.
En tout cas, suite à ces nouvelles allégations, le parquet de Paris a étendu son enquête pour y ajouter ces deux témoignages qui viennent alimenter les scandales à répétition découverts ces derniers mois.
Une dizaine de soldats de Sangaris sont donc sous le coup de nouvelles enquêtes judiciaires. Mais d'autres enquêtes visent des militaires de l'Eufor, la force de l'Union européenne, et de la Minusca, la Mission des Nations unies.
Source: Rfi.fr
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