Les fortes attentes des Congolais vis-à-vis de l'Angola s'expliquent avant tout par leur méfiance vis-à-vis d'autres pays, notamment certains pays membres de la communauté des États de l’Afrique de l’Est, l'EAC. À la présidence de la République, au gouvernement, au Parlement, et même dans l’opposition, on se méfie par exemple de l’Ouganda que certains accusent d’être en intelligence avec le Rwanda.
Dans l’entourage de Félix Tshisekedi, beaucoup rappellent l’agression rwando-ougandaise de 1998 et l’appui apporté par ces deux pays à la rébellion du RCD et à ses différentes déclinaisons. Il y a aussi la méfiance vis-à-vis de la force régionale de l’EAC elle-même.
Même dans l’opposition, beaucoup voient dans l'Angola un allié beaucoup plus fiable que les autres pays. Certains rappellent que c’était grâce aux membres de la SADC dont le Zimbabwe, la Namibie et surtout l’Angola que Kinshasa n’était pas tombé en 1998 aux mains du RCD soutenu par le Rwanda.
Moïse Katumbi, par exemple, considère que l'annonce de l'implication de l’Angola dans l'observation du retrait du M23 est une bonne nouvelle. Selon lui, cela répond au besoin de voir un partenaire stratégique et impartial pour épauler les FARDC dans leur mission de restaurer la paix et l'intégrité des frontières de la RDC.
Même son de cloche de la part de Martin Fayulu. L’opposant apprécie « à sa juste valeur l’envoi attendu de cette unité de l’armée angolaise » et salue le leadership du président João Lourenço. Il encourage aussi les autres chefs d’État de la SADC et de la CEEAC à s'impliquer davantage.
Dans l’entourage de Félix Tshisekedi, beaucoup rappellent l’agression rwando-ougandaise de 1998 et l’appui apporté par ces deux pays à la rébellion du RCD et à ses différentes déclinaisons. Il y a aussi la méfiance vis-à-vis de la force régionale de l’EAC elle-même.
Mercredi dernier, Christophe Mboso, le président de l’Assemblée nationale, a décrié ouvertement cette force dont les troupes « donnent l’impression d’être en villégiature sur le théâtre des opérations militaires et dont la présence risque de devenir inutilement onéreuse ».
Moïse Katumbi, par exemple, considère que l'annonce de l'implication de l’Angola dans l'observation du retrait du M23 est une bonne nouvelle. Selon lui, cela répond au besoin de voir un partenaire stratégique et impartial pour épauler les FARDC dans leur mission de restaurer la paix et l'intégrité des frontières de la RDC.
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