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RDC: la Céni sous pression avant la publication d'un calendrier électoral

En République démocratique du Congo, la commission électorale a reporté l'annonce de la publication du calendrier. La plénière a bien débuté samedi 4 novembre, mais selon la Céni, il faut encore harmoniser les points de vue. La publication devrait donc intervenir au plus tôt ce dimanche après-midi. Jusqu'ici, la commission électorale parlait d'élections au mieux en avril 2019, soit 504 jours après la fin de l'enrôlement des électeurs. Mais elle est de plus en plus sous pression.



On pense bien sûr à la visite de l'ambassadrice américaine auprès de l'ONU fin octobre. Nikki Haley a été claire : son pays n'acceptera pas que les élections aient lieu au-delà de 2018. « Sous-entendu, Washington pourrait ne plus reconnaître le gouvernement de la RDC et entraîner derrière lui d'autres pays », explique une source diplomatique.
 
L'Union européenne est également sur cette ligne. Pas question d'accorder un mandat supplémentaire au président Kabila. Jusqu'à fin 2018, c'est le maximum. « Mais il n'y a pas que la date, cela fait un an qu'on est piégé par ce débat et pendant ce temps-là, il y a bien d'autres questions qui pourrissent », dit-on du côté de Bruxelles.
 
Le dernier à enfoncer le clou serait Moussa Faki, le président de la commission de l'Union africaine qui a rencontré le président de la commission électorale congolaise en ce début de semaine. Lui aussi a insisté sur la publication du calendrier et la tenue des élections au plus tôt. « Il a lui aussi suggéré qu'il serait mieux qu'elles se tiennent avant la fin 2018 », assure un diplomate africain. Pas de confirmation officielle de la part de l'UA.
 
Reste à savoir si le message sera entendu par les membres de la plénière, la majorité et la présidence congolaise. Mais selon une source à la Céni, si la communauté internationale tient à des élections en 2018, il faudra qu'elle aligne les moyens financiers, logistiques et humains.
 
Quant au front anti-Kabila, plusieurs leaders de l'opposition, dont Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi, Sindika Dokolo, des représentants de la société civile et des mouvements citoyens, se sont réunis toute la journée samedi à Bruxelles pour établir un plan d'action pour tenter d'arracher l'alternance à la tête de leur pays.

Rfi.fr

Dimanche 5 Novembre 2017 - 09:50



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