Une pression qui se passe sous la présidence de Félix Tshisekedi, alors que l’ancien opposant au pouvoir avait pourtant promis d'ouvrir l'espace démocratique. Pour l’organisation, la crise lié au coronavirus a été un prétexte pour resserrer la pression sécuritaire.
Pour Thomas Fessy, le représentant de Human Rights Watch en RDC, on peut même parler de tournant répressif « amorcé en janvier, cette année, alors même que la première année de mandat du président Tshisekedi, en 2019, s’était soldée sur un bilan encourageant. Malheureusement, on observe une restriction croissante de ces droits sur les sept premiers mois de l’année. Tous ces cas sont liés à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Cela se passe dans tout le pays. On a également observé que, depuis le mois de mars, où l’état d’urgence a été décrété, les autorités ont utilisé ces mesures, notamment celles d’interdire les rassemblements de plus de vingt personnes, comme prétexte pour limiter ou réprimer les manifestations pacifiques, avec un usage de la force excessif de la part des forces de police. Or, la crise au Congo n’est pas simplement sanitaire actuellement. Elle est économique et sociale et même politique. Les Congolais devraient avoir le droit de faire entendre pacifiquement leurs voix. Le risque est bien là, c’est celui de retomber dans les vieilles habitudes répressives de l’administration précédente. »
Et voilà qui pourrait grossir les statistiques de Human Rights Watch. La manifestation du collectif Sauvons le Kasaï-oriental a été réprimée ce mardi à Mbuji Mayi. Les journalistes ont été particulièrement ciblés par des jeunes se réclamant de l’UDPS, dénonce l’UNPC, l’Union nationale de la presse congolaise, qui parle de passages à tabac. Le Kasaï oriental est la seule province gérée par un gouverneur UDPS.
Pour Thomas Fessy, le représentant de Human Rights Watch en RDC, on peut même parler de tournant répressif « amorcé en janvier, cette année, alors même que la première année de mandat du président Tshisekedi, en 2019, s’était soldée sur un bilan encourageant. Malheureusement, on observe une restriction croissante de ces droits sur les sept premiers mois de l’année. Tous ces cas sont liés à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Cela se passe dans tout le pays. On a également observé que, depuis le mois de mars, où l’état d’urgence a été décrété, les autorités ont utilisé ces mesures, notamment celles d’interdire les rassemblements de plus de vingt personnes, comme prétexte pour limiter ou réprimer les manifestations pacifiques, avec un usage de la force excessif de la part des forces de police. Or, la crise au Congo n’est pas simplement sanitaire actuellement. Elle est économique et sociale et même politique. Les Congolais devraient avoir le droit de faire entendre pacifiquement leurs voix. Le risque est bien là, c’est celui de retomber dans les vieilles habitudes répressives de l’administration précédente. »
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