Un ancien doyen de la faculté de médecine de Butare au Rwanda, a été inculpé ce vendredi 28 février à Paris pour génocide, crimes contre l’humanité et entente en vue de la commission de ces crimes.
Âgé de 74 ans, Alphonse K., qui vit en France depuis 25 ans, a été placé sous contrôle judiciaire. Il est soupçonné d’avoir participé au génocide des Tutsis en 1994 dans la préfecture de Butare.
Son nom cité lors d'un procès
Si une enquête a été ouverte le 13 novembre dernier, c’est parce que le nom d’Alphonse K. est apparu lors des procès à Paris d’Eugène Rwamucyo, médecin-enseignant à l’université de Butare, condamné en octobre dernier à 27 ans de réclusion criminelle, et de Sosthène Munyemana, un autre ancien médecin rwandais, qui avait écopé lui en 2023 de 24 ans de prison.
Cet ancien doyen de la faculté de médecine de Butare est soupçonné d’avoir appelé à s'en prendre à la minorité tutsie lors d'une réunion organisée le 14 mai 1994 à Butare, en présence de Jean Kambanda, le premier ministre du gouvernement intérimaire de l’époque.
Ce jour-là, il aurait tenu un discours « tout aussi génocidaire » que celui de Kambanda, avait écrit en décembre 2023 la cour d’assises de Paris dans la motivation du verdict ayant condamné Sosthène Munyemana. Il existe une retranscription de ses propos, selon l'AFP. L’homme est également accusé d’avoir, au sein de l’hôpital de Butare, donné des instructions visant à l’extermination ou la déportation de patients, réfugiés ou membres du personnel tutsi.
Des accusations rejetées en bloc par son avocat. « Il n’a jamais eu cette attitude et il n’a jamais tenu les propos qui lui sont imputés », assure maître Marcel Ceccaldi, qui rappelle que son client n’a pas été poursuivi par le Tribunal international pour le Rwanda.
Âgé de 74 ans, Alphonse K., qui vit en France depuis 25 ans, a été placé sous contrôle judiciaire. Il est soupçonné d’avoir participé au génocide des Tutsis en 1994 dans la préfecture de Butare.
Son nom cité lors d'un procès
Si une enquête a été ouverte le 13 novembre dernier, c’est parce que le nom d’Alphonse K. est apparu lors des procès à Paris d’Eugène Rwamucyo, médecin-enseignant à l’université de Butare, condamné en octobre dernier à 27 ans de réclusion criminelle, et de Sosthène Munyemana, un autre ancien médecin rwandais, qui avait écopé lui en 2023 de 24 ans de prison.
Cet ancien doyen de la faculté de médecine de Butare est soupçonné d’avoir appelé à s'en prendre à la minorité tutsie lors d'une réunion organisée le 14 mai 1994 à Butare, en présence de Jean Kambanda, le premier ministre du gouvernement intérimaire de l’époque.
Ce jour-là, il aurait tenu un discours « tout aussi génocidaire » que celui de Kambanda, avait écrit en décembre 2023 la cour d’assises de Paris dans la motivation du verdict ayant condamné Sosthène Munyemana. Il existe une retranscription de ses propos, selon l'AFP. L’homme est également accusé d’avoir, au sein de l’hôpital de Butare, donné des instructions visant à l’extermination ou la déportation de patients, réfugiés ou membres du personnel tutsi.
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