LA CHRONIQUE DU DIMANCHE DE BKD -
(VIBRACTU) - Dim. 12 oct. 2025 (Numéro 16)
Le Sénégal s’apprête à disputer, mardi prochain, un match décisif contre la Mauritanie au Stade Abdoulaye Wade. Ce duel, crucial pour la qualification au Mondial 2026, devrait être un moment d’unité nationale. Pourtant, c’est une querelle administrative qui occupe la scène : un bras de fer entre la Fédération sénégalaise de football (FSF) et la SOGIP, gestionnaire du stade.
Le directeur général de la SOGIP, Dame Mbodj, a lancé un avertissement ferme cette semaine : « Pas de contrat, pas de match », exigeant que la Fédération règle d’anciennes dettes avant d’utiliser le stade. Un ton jugé excessif par beaucoup. Car, à quelques jours d’une rencontre aussi capitale, cette tension paraît déplacée et contre-productive. Ce n’est pas le moment d’opposer les institutions : c’est le moment de rassembler tout un pays derrière ses Lions.
Ce match n’appartient ni à la FSF du président Abdoulaye Fall, ni à la SOGIP de Dame Mbodj. Il appartient au président Diomaye Faye, au Premier ministre Ousmane Sonko, à tout le peuple sénégalais, aux supporters et à ces joueurs qui rêvent d’offrir au pays une nouvelle qualification historique. L’enjeu dépasse les querelles d’ego. Une simple qualification au Mondial représente une manne d’environ 5,5 milliards de francs CFA et une visibilité mondiale pour le Sénégal. Alors, pourquoi gâcher une telle opportunité ?
La Fédération n’est pas exempte de reproches. Elle a commis une erreur en augmentant certains prix de billets jusqu’à 300 %, privant de nombreux supporters de l’accès au stade. C’est incompréhensible. Les joueurs ont besoin d’un stade plein, vibrant, pas de gradins clairsemés. Les tarifs doivent être clairs, accessibles et équitables, que le Sénégal affronte le « petit » Soudan du Sud ou le « grand » Brésil.
Quant à Dame Mbodj, il doit, lui aussi, garder raison. Menacer de fermer le stade pour une dette héritée du passé frôle le chantage. Ailleurs en Afrique, les États soutiennent leurs fédérations. Au Cameroun, au Ghana ou en Côte d’Ivoire, les sélections nationales ne paient pas pour jouer dans les stades publics homologués par la CAF et la FIFA. Aucun dirigeant ne bloque sa propre équipe nationale à la veille d’un match crucial.
Il est temps que la raison reprenne le dessus. L’heure n’est pas aux règlements de comptes, mais à l’unité. Mardi, c’est le Sénégal tout entier qui joue. Après la qualification, chacun pourra défendre ses droits. Mais d’ici là, faisons bloc, soutenons nos Lions et allons chercher ensemble cette qualification à la Coupe du Monde 2026, qui appartient à toute la Nation.
Par Boubacar Kambel DIENG
(VIBRACTU) - Dim. 12 oct. 2025 (Numéro 16)
Le Sénégal s’apprête à disputer, mardi prochain, un match décisif contre la Mauritanie au Stade Abdoulaye Wade. Ce duel, crucial pour la qualification au Mondial 2026, devrait être un moment d’unité nationale. Pourtant, c’est une querelle administrative qui occupe la scène : un bras de fer entre la Fédération sénégalaise de football (FSF) et la SOGIP, gestionnaire du stade.
Le directeur général de la SOGIP, Dame Mbodj, a lancé un avertissement ferme cette semaine : « Pas de contrat, pas de match », exigeant que la Fédération règle d’anciennes dettes avant d’utiliser le stade. Un ton jugé excessif par beaucoup. Car, à quelques jours d’une rencontre aussi capitale, cette tension paraît déplacée et contre-productive. Ce n’est pas le moment d’opposer les institutions : c’est le moment de rassembler tout un pays derrière ses Lions.
Ce match n’appartient ni à la FSF du président Abdoulaye Fall, ni à la SOGIP de Dame Mbodj. Il appartient au président Diomaye Faye, au Premier ministre Ousmane Sonko, à tout le peuple sénégalais, aux supporters et à ces joueurs qui rêvent d’offrir au pays une nouvelle qualification historique. L’enjeu dépasse les querelles d’ego. Une simple qualification au Mondial représente une manne d’environ 5,5 milliards de francs CFA et une visibilité mondiale pour le Sénégal. Alors, pourquoi gâcher une telle opportunité ?
La Fédération n’est pas exempte de reproches. Elle a commis une erreur en augmentant certains prix de billets jusqu’à 300 %, privant de nombreux supporters de l’accès au stade. C’est incompréhensible. Les joueurs ont besoin d’un stade plein, vibrant, pas de gradins clairsemés. Les tarifs doivent être clairs, accessibles et équitables, que le Sénégal affronte le « petit » Soudan du Sud ou le « grand » Brésil.
Quant à Dame Mbodj, il doit, lui aussi, garder raison. Menacer de fermer le stade pour une dette héritée du passé frôle le chantage. Ailleurs en Afrique, les États soutiennent leurs fédérations. Au Cameroun, au Ghana ou en Côte d’Ivoire, les sélections nationales ne paient pas pour jouer dans les stades publics homologués par la CAF et la FIFA. Aucun dirigeant ne bloque sa propre équipe nationale à la veille d’un match crucial.
Il est temps que la raison reprenne le dessus. L’heure n’est pas aux règlements de comptes, mais à l’unité. Mardi, c’est le Sénégal tout entier qui joue. Après la qualification, chacun pourra défendre ses droits. Mais d’ici là, faisons bloc, soutenons nos Lions et allons chercher ensemble cette qualification à la Coupe du Monde 2026, qui appartient à toute la Nation.
Par Boubacar Kambel DIENG
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