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Sénégal-enseignement supérieur: le Ps met à nu les tares du secteur

Les responsables du Parti Socialiste (PS) ont passé en revue les problèmes du milieu universitaire. Ils n’ont laissé aucune tare et difficulté de ce secteur. Le bureau politique a dans sa déclaration indiqué que «la persistance des retards de paiement des allocations d’études pour les uns, y compris pour les étudiants sénégalais à l’étranger, la non orientation pour les autres, les difficultés pédagogiques et sociales, qui nourrissent la tension et la violence dans l’espace universitaire, hypothèquent le calendrier académique et font planer le spectre d’une année blanche ou invalide».



Le secrétaire général du Parti Socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng
Le secrétaire général du Parti Socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng
Cette déclaration parvenue ce mercredi à la rédaction de Pressafrik.com a noté que «la responsabilité d’une telle situation incombe principalement à Abdoulaye Wade, au gouvernement et à leur gestion désinvolte de l’espace et des problèmes universitaires». Pour les socialistes, beaucoup des ces difficultés découlent de la remise en cause du Programme d’Amélioration de l’Enseignement Supérieur (PAES) par le pouvoir libéral.

Les Centres Universitaires Régionaux (CUR) ainsi que les nouvelles universités ont figuré dans le diagnostic des responsables du PS. «L’ouverture improvisée des Centres Universitaires Régionaux (CUR), abusivement comptés au nombre des universités et dévoyés dans leur format et leurs finalités d’origine, apparaît aujourd’hui comme un pis-aller dont l’indigence a été manifestement prouvée par la décision de rendre à l’Ecole Polytechnique son autonomie vis-à-vis de la virtuelle université de Thiès», ont indiqué les membres du bureau politique. En effet, ont-ils ajouté, «la mise en place des CUR s’est faite dans la précipitation et sans prendre les mesures nécessaires à l’existence de centres pédagogiques et sociaux dignes de ce nom en termes d’infrastructures, de personnel et de documentation». Pour eux, «l’irresponsabilité du gouvernement actuel réside dans l’absence totale de perspective pour les bacheliers qui ne bénéficient pas d’une orientation dans les universités et dans la stratégie du pourrissement systématiquement employé comme c’est le cas face aux revendications concernant le statut des enseignants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis».

Le Parti Socialiste a estimé que «la crise chronique qui affecte le système universitaire en particulier, l’éducation nationale de façon générale, n’appelle pas des « mesurettes » démagogiques et improvisées, mais plutôt de véritables réformes, courageuses et énergiques». Il a ajouté qu’au-delà du nécessaire «développement des infrastructures, réalisable grâce à une meilleure allocation des ressources publiques gaspillées dans des dépenses de prestige, la gestion des flux passe nécessairement par le respect, en accord avec l’ensemble de la communauté universitaire, du principe selon lequel tous les bacheliers ont droit à une formation supérieure». Les camarades de Ousmane Tanor Dieng ont suggéré la création d’autres université digne du nom mais aussi d’offrir une alternative à l’accès à l’université par la diversification des filières parallèles et par le développement des formations professionnelles adaptées aux besoins du marché du travail».




Mercredi 4 Février 2009 - 22:29



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