Avec 2 400 jihadistes en Syrie pour 10,5 millions d'habitants, la Tunisie est l'un des pays au monde le plus touchés par le phénomène. Selon le ministre de l'Intérieur, sur ces 2 400 ressortissants en Syrie 20% de ces jihadistes combattraient chez Jabat al-Nosra branche syrienne d’al-Qaïda, et 80% seraient au sein de l'Etat islamique en Irak et au Levant, l'EIIL qui contrôle la région de Raqqa en Syrie et menace d'attaquer Bagdad après avoir conquis Mossoul, la deuxième ville d'Irak.
Postes importants
Au sein de l'EIIL, les Tunisiens, qui ont été parmi les premiers étrangers à partir se battre en Syrie dès 2011, occupent parfois des postes importants avec une vraie expérience militaire. Beaucoup communiquent sur internet. Ces derniers jours, l'un d'entre eux n'a pas hésité à poster sur les réseaux sociaux une vidéo de lui en train d'exécuter cinq prisonniers chiites après les avoir exécutés.
400 jihadistes déjà rentrés
En février, le ministère de l'Intérieur tunisien estimait que 400 de ces jihadistes étaient déjà rentrés en Tunisie. Une estimation confirmée par RFI de sources jihadistes. Un chiffre qui fait planer la menace d’actions armées d'ampleur en Tunisie. Et ce alors que mi-juin, al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) revendiquait pour la première fois une attaque en Tunisie. Une attaque menée contre le domicile personnel du ministre tunisien de l'Intérieur, dans la ville de Kasserine, au pied du mont Chaambi où depuis un an et demi des groupes jihadistes armés liés à Aqmi mettent en échec les forces armées tunisiennes.
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