Ce mardi matin, les militants des quatre coalitions de partis, qui ont appelé à une marche contre les mesures d’austérité et les entorses aux droits de l’homme, ont décidé de braver l’interdiction de marcher qui leur a été notifiée par le ministre de l’Intérieur.
« Les forces de l’ordre sont venues d’abord nous barricader la route et on a reçu des tirs de grenades lacrymogènes et des tirs à balles réelles, qui ont fait des blessés parmi les manifestants », raconte le député Clément Djimet Bagaou, porte-parole de la coalition.
Sarh, une ville du sud du pays, a aussi été réveillée par une opération tintamarre. Les habitants ont été invités à taper sur des ustensiles pour exprimer leur mécontentement. Les manifestations de colère ont débordé dans les rues, où la police a aussi tiré. On parle de nombreuses arrestations.
Mardi 6 février en fin de journée, le ministre de la Sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir, a tenu à siffler la fin de ce qu’il considère comme une récréation : « Désormais, tout parti politique ou association de la société civile qui tenterait de défier une interdiction quelconque verra ses activités purement et simplement suspendues et la procédure de sa dissolution sera immédiatement engagée ».
Davantage qu'aux manifestants de ce mardi, cet avertissement de Ahmat Mahamat Bachir est surtout adressé au collectif des organisations de la société civile et au mouvement citoyen Iyina, qui ont appelé à une journée de la colère jeudi 8 février.
« Les forces de l’ordre sont venues d’abord nous barricader la route et on a reçu des tirs de grenades lacrymogènes et des tirs à balles réelles, qui ont fait des blessés parmi les manifestants », raconte le député Clément Djimet Bagaou, porte-parole de la coalition.
Sarh, une ville du sud du pays, a aussi été réveillée par une opération tintamarre. Les habitants ont été invités à taper sur des ustensiles pour exprimer leur mécontentement. Les manifestations de colère ont débordé dans les rues, où la police a aussi tiré. On parle de nombreuses arrestations.
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