« Cela me choque profondément, parce que ça accroît la crise dans le pays et je crois que ce mandat international, qui est d’un grotesque absolu, ne fait que, justement, renforcer l’image d’une dictature, de plus en plus une dictature ubuesque », déclare Moncef Marzouki au micro d’Houda Ibrahim, du service Afrique de RFI.
Pour l’ancien président, la Tunisie mérite beaucoup mieux que cela. « Quand ce monsieur a été élu, poursuit-il, pendant deux années je n’ai pas ouvert la bouche, dans la mesure où je sais à quel point il peut être difficile pour un président d’exercer le pouvoir. Je n’ai jamais voulu lui mettre des bâtons dans les roues. Mais quand il y a eu le coup d’État, pour moi, c’était inacceptable. Tout ce pourquoi je me suis battu toute ma vie, à savoir l’État de droit, la démocratie, les libertés, etc., a été jeté à la poubelle. Donc j’ai pris position immédiatement, en disant qu’il est hors de question d’accepter ce coup d’État. Et après, au fur et à mesure que cet homme s’enfonçait dans ce coup d’État, j’ai fini par dire : Cet homme, il faut l’arrêter, il faut le déposer et il faut le juger. »
Aucune liaison actuelle avec les islamistes
« Les gens continuent toujours à me considérer comme étant l’allié des islamistes, explique Moncef Marzouki. En 2014 il y a eu une rupture de fait, parce que les islamistes d’Ennahdha appuyaient la contre-révolution. Ghannouchi a appelé à voter pour le chef de la contre-révolution, Béji Caïd Essebsi. Depuis 2014, je n’ai absolument aucun lien avec les islamistes. Et je considère que le parti Ennahdha porte une très grande responsabilité dans le fait que, justement, la population a jubilé à ce coup d’État, tellement les islamistes ont donné une très, très mauvaise image de la façon dont ils ont conduit les affaires de l’État. »
Ainsi, l’ex-président s’inscrit en faux face à cette idée qui continue à tourner, à savoir qu’il est l’allié des islamistes : « J’ai été allié des islamistes à partir du moment où ils ont accepté de fonctionner dans un régime démocratique, à partir du moment où ils ont fonctionné dans le soutien à la révolution… Mais à partir de 2014, où ils sont passés de l’autre côté de la barrière et ont rejoint la contre-révolution, depuis, le divorce est complet et total. »
Pour l’ancien président, la Tunisie mérite beaucoup mieux que cela. « Quand ce monsieur a été élu, poursuit-il, pendant deux années je n’ai pas ouvert la bouche, dans la mesure où je sais à quel point il peut être difficile pour un président d’exercer le pouvoir. Je n’ai jamais voulu lui mettre des bâtons dans les roues. Mais quand il y a eu le coup d’État, pour moi, c’était inacceptable. Tout ce pourquoi je me suis battu toute ma vie, à savoir l’État de droit, la démocratie, les libertés, etc., a été jeté à la poubelle. Donc j’ai pris position immédiatement, en disant qu’il est hors de question d’accepter ce coup d’État. Et après, au fur et à mesure que cet homme s’enfonçait dans ce coup d’État, j’ai fini par dire : Cet homme, il faut l’arrêter, il faut le déposer et il faut le juger. »
Aucune liaison actuelle avec les islamistes
« Les gens continuent toujours à me considérer comme étant l’allié des islamistes, explique Moncef Marzouki. En 2014 il y a eu une rupture de fait, parce que les islamistes d’Ennahdha appuyaient la contre-révolution. Ghannouchi a appelé à voter pour le chef de la contre-révolution, Béji Caïd Essebsi. Depuis 2014, je n’ai absolument aucun lien avec les islamistes. Et je considère que le parti Ennahdha porte une très grande responsabilité dans le fait que, justement, la population a jubilé à ce coup d’État, tellement les islamistes ont donné une très, très mauvaise image de la façon dont ils ont conduit les affaires de l’État. »
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