La Russie a commencé sans tarder à négocier dès jeudi une éventuelle augmentation des importations alimentaires en provenance des pays d'Amérique latine. Une aubaine pour ces derniers qui espèrent doper leurs exportations.
« C’est évident que nous avons devant nous de nouvelles opportunités commerciales, admet Sebastian Pillado, attaché commercial de l’ambassade du Chili à Moscou. Le Chili est déjà un fournisseur important d’aliments et de boissons pour la Russie, mais nous pourrions désormais élargir notre offre en produits et en volume. Concrètement, des entreprises russes et chiliennes vont discuter et décideront de travailler ensemble en fonction du volume des produits dont les Russes ont besoin et les prix. Si cette collaboration se met en place à long terme, cela aura une influence directe sur l’économie et la croissance des exportations chiliennes. »
Le marché russe est juteux. Les importations en produits agro-alimentaires en provenance du monde entier ont représenté près de 17 milliards de dollars entre janvier et mai.
Un mauvais coup pour les Européens
Devenue en 2013 le premier exportateur mondial de produits agroalimentaires, l'Union européenne perd son deuxième marché après les Etats-Unis. La Russie absorbe10% des exportations agroalimentaires européennes, pour un montant de 12 milliards d'euros.
Fruits, légumes, viande, produits laitiers, mais aussi vins et spiritueux constituent le gros des importations envoyés de l'Europe vers la Russie.
Ces produits risquent aujourd'hui d'engorger les marchés européens et créer une situation de crise. Le premier à en payer le prix est le saumon norvégien. L'action de Marine Harvest, premier producteur mondial, a dévissé à la bourse d'Oslo.
L'Italie, l'Espagne et la France connaissent déjà la guerre de la nectarine, avec des prix qui s'effondrent. Cela pourrait se reproduire avec la pomme. Ainsi la Pologne, le plus gros producteur de pommes en Europe, qui attend une récolte abondante cet automne, va se tourner vers le marché intérieur européen.
Mais le risque le plus grand pour les Européens est de se voir confisquer le marché russe par l'Asie ou l'Amérique Latine.
« C’est évident que nous avons devant nous de nouvelles opportunités commerciales, admet Sebastian Pillado, attaché commercial de l’ambassade du Chili à Moscou. Le Chili est déjà un fournisseur important d’aliments et de boissons pour la Russie, mais nous pourrions désormais élargir notre offre en produits et en volume. Concrètement, des entreprises russes et chiliennes vont discuter et décideront de travailler ensemble en fonction du volume des produits dont les Russes ont besoin et les prix. Si cette collaboration se met en place à long terme, cela aura une influence directe sur l’économie et la croissance des exportations chiliennes. »
Le marché russe est juteux. Les importations en produits agro-alimentaires en provenance du monde entier ont représenté près de 17 milliards de dollars entre janvier et mai.
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