Elle place comme astuce pour justifier sa démission. L’anthropologue Awa Thiam dénonce la culture de la violence, de l’impunité et de l’irrespect des droits de l’homme. « Cela est contraire à mes convictions et aux valeurs auxquelles je suis fortement attachées. J’avais adhéré à ce parti parce que l’idéal recoupait grandement le mien » a-t-elle confié au quotidien « Enquête ».
Elle se dit déçu dans sa correspondance de démission par le Parti au pouvoir, autre fois son terrain de prédilection. « J’ai été révulsée par votre investiture datant du 23 décembre. Investiture qu’aucune lecture objective de l’actuelle constitution du Sénégal ni qu’aucune personne démocrate ne sauraient entériner », soutient l’ancienne militante du Pds.
Plus loin, elle ajoute un point « saillant » : « Je constate, à mon grand regret, que presque tout ce en quoi j’ai cru en adhérant au Pds s’y trouve foulé aux pieds : les droits humains les plus élémentaires énoncés dans l’article 1er de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. J’en suis indignée. Aussi, me taraude la question de savoir si j’ai adhéré au Pds pour assister, au moment où il gère l’Etat, au retour en force de tout ce que j’ai combattu et continue de combattre d’une manière ou d’une autre », déplore Mme Thiam.
En dépit des « faveurs ou générosités » accordées aux femmes, Awa Thiam soutient que les décisions prises par son mentor l’ont été dans une démarche électorale. « C’est du Bluff » ajoute Awa, avant de s’interroger : « Pourquoi Me Wade qui a passé presque 12 ans au pouvoir attend l’approche des élections pour porter la toge de l’avocat des femmes ? Personne n’est dupe, j’espère que les femmes seront assez intelligentes pour ne pas se laisser berner. Wade ne cherche qu’à les amadouer. »
Elle se dit déçu dans sa correspondance de démission par le Parti au pouvoir, autre fois son terrain de prédilection. « J’ai été révulsée par votre investiture datant du 23 décembre. Investiture qu’aucune lecture objective de l’actuelle constitution du Sénégal ni qu’aucune personne démocrate ne sauraient entériner », soutient l’ancienne militante du Pds.
Plus loin, elle ajoute un point « saillant » : « Je constate, à mon grand regret, que presque tout ce en quoi j’ai cru en adhérant au Pds s’y trouve foulé aux pieds : les droits humains les plus élémentaires énoncés dans l’article 1er de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. J’en suis indignée. Aussi, me taraude la question de savoir si j’ai adhéré au Pds pour assister, au moment où il gère l’Etat, au retour en force de tout ce que j’ai combattu et continue de combattre d’une manière ou d’une autre », déplore Mme Thiam.
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