Après avoir fait l’objet de plusieurs renvois, la Cour d’appel de Dakar a finalement rendu son verdict hier lundi, 17 février 2024, dans l’affaire Wari opposant l’homme d’affaires Kabirou Mbodji et ses ex-collaborateurs (Malick Fall, Seyni Camara et Cheikh Tagué). Le juge a suivi le Procureur général qui avait estimé que les faits reprochés à Kabirbodjie sont caractérisés et a confirmé le jugement du 24 novembre 2021 qui a été rendu contre lui en première instance, rapporte Les Echos.
En effet, lors du premier jugement, le patron de Wari Kabirou Mbodje a été reconnu coupable d’abus de confiance et d’augmentation irrégulière du capital social. Il a été condamné à deux (02) ans de prison, dont six (06) mois ferme. En sus de cette peine, il devra verser la somme de 5 milliards de francs CFA à ses ex-associés au titre des intérêts civils.
Pour rappel, les plaignants avaient estimé leur préjudice à 25 milliards Fcfa. Seyni Camara, Malick Fall et Cheikh Tagué imputent à Kabirou Mbodj d'avoir falsifié les états financiers et d'avoir volontairement caché le capital de 2012 après avoir orchestré des manœuvres frauduleuses dans le but de les déposséder et les appauvrir.
Selon eux, ils détenaient 39% du capital de Wari quand il a été créé en 2008. Ainsi, ils ont soutenu qu'en 2013, Kabirou Mbodj avait augmenté le capital en le multipliant par 10. Ce qui fait que toujours qu'ils se sont retrouvés avec un peu plus de 3%. Ils ont persisté à dire que Kabirou Mbodji s'est auto- octroyé 8% du chiffre d'affaire.
En effet, lors du premier jugement, le patron de Wari Kabirou Mbodje a été reconnu coupable d’abus de confiance et d’augmentation irrégulière du capital social. Il a été condamné à deux (02) ans de prison, dont six (06) mois ferme. En sus de cette peine, il devra verser la somme de 5 milliards de francs CFA à ses ex-associés au titre des intérêts civils.
Pour rappel, les plaignants avaient estimé leur préjudice à 25 milliards Fcfa. Seyni Camara, Malick Fall et Cheikh Tagué imputent à Kabirou Mbodj d'avoir falsifié les états financiers et d'avoir volontairement caché le capital de 2012 après avoir orchestré des manœuvres frauduleuses dans le but de les déposséder et les appauvrir.
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