Le principal élément d'inquiétude, c'est que la patrouille nocturne prise pour cible n'a jamais le même itinéraire, justement pour éviter ce type d'attaque. Le kamikaze a pourtant réussi à s'approcher à quelques mètres seulement des véhicules des casques bleus et à déclencher sa ceinture d'explosifs, heureusement défaillante.
L'attaque a eu lieu en plein centre-ville, à 20 heures. Des témoins ont affirmé avoir vu deux possibles complices s'enfuir en direction du nord de la ville ; les deux hommes n'ont jamais été retrouvés, ni par les forces onusiennes, ni par l'armée malienne, qui a rapidement mis en place un dispositif de sécurité. Les soldats maliens ont bien arrêté un suspect, mais il s'est avéré sans lien avec le kamikaze.
Reste que cette attaque avortée rappelle que les groupes terroristes actifs dans le nord du Mali ne se contentent pas de poser des mines ou de tendre des embuscades aux véhicules qui circulent sur les routes du Nord, comme c'est le cas presque chaque semaine. Ils peuvent également s'infiltrer dans les villes. En février dernier, un commando jihadiste avait déjà attaqué une base de la Minusma, à Tombouctou. Un soldat malien avait été tué au cours de la riposte.
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