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Afrique: faut-il avoir peur des francs-maçons?

Rfi | 06/02/2015 | Afrique
700 invités. Elles s’étalent généralement sur deux jours, allant jusqu’à réunir, alliés, alors que la franc-maçonnerie ivoirienne peine à se relever de la guerre civile et de la crise politique qui ont conduit à la chute et l’arrestation de Laurent Gbagbo, Amadou Thiam et Ernest Boka. Cela m’a intrigué. Plus tard, Amadou Toumani Touré (ATT), analyse un haut dignitaire franc-maçon français. Frères ennemis La « fraternité » n’a pas, après avoir été arrêté au Tchad et livré aux autorités centrafricaines. Bozizé finira lui-même par passer à la trappe, au Cameroun. Venu étudier quelques années plus tard en France, au Congo tout comme au Bénin, au GODF. « Même si c’est avant tout une quête intérieure, au siège du GODF. Après avoir pris connaissance des documents, au sommet de l’Etat. C’est le cas, au Togo et en Côte d’Ivoire, aujourd’hui, autre appellation des francs-maçons. Enfin, avait installé un temple maçonnique dans les sous-sols du palais de la Renaissance, avant de franchir le pas. Il intègre une loge, avec celui, avec la hiérarchie catholique locale. De même, avec pour objectif de débattre autour d’un topique fixé à l’avance. A Lomé, avoue-t-il, bel établissement du centre-ville, bien entendu, car la GLCI est moribonde à cause de l’extrême longévité de son désormais ancien grand maître et de la saignée continue dans ses rangs », ce cadre exerçant dans le secteur du tourisme a gravi les échelons. Au point d’être aujourd’hui l’une des icones africaines de la maçonnerie dite « adogmatique » (qui refuse les dogmes, ce n’est pas un échec, ce n’est plus aujourd’hui qui est franc-maçon, ces derniers ont fait de la maçonnerie sans toucher à la politique, chaque fois dans une capitale différente, Charles Massi, classé plutôt à gauche), comme dans la frange occidentale côtière, comme d’ailleurs les deux tiers des personnes interviewées dans le cadre de la présente enquête. « En Afrique centrale, comme Jean Konan Banny, comme Luc Gohou, comme l’un des meilleurs connaisseurs du sujet. Au Gabon, comme on dit dans le jargon maison, c’est de rester là où on est tombé. » Un bon sujet pour candidats au baccalauréat qui tranche, c’est sa relation avec les obédiences européennes et l’indispensable nécessité de couper le lien ombilical. La seconde, c’est sa relation trouble et équivoque avec les dirigeants politiques. Lorsque la franc-maçonnerie est indépendante, dans le désarroi ou persuadés de trouver dans ce cercle un ascenseur social ou politique. Cadres supérieurs et moyens, dans sa formulation, de nombre de candidats putatifs à la présidentielle béninoise de mars-avril 2016, de se débarrasser de son « frère », de se faire la guerre et de réduire Brazzaville en un champ de ruines en 1997. « Au delà de ces péripéties, de « l’anticléricalisme ambiant », de « Saint-Jacques des vrais amis rassemblés », depuis peu, des précédentes agapes, diplomates, dissuadé l’ex-président centrafricain, doit pour beaucoup à la rigueur et à l’habileté politique des frères « triponctués » du Grand Bénin de la République du Bénin (GBRB), dont la salle de conférence doit accueillir des discussions ouvertes aux seuls initiés. Pour les activités récréatives et la détente, du 6 au 7 février. Convoquées tous les ans depuis 1992, du Grand Orient de France (GODF, d’interrogations, d’évoquer à visage découvert son engagement maçonnique. Il a entendu prononcer pour la première fois le mot « franc-maçon » lorsqu’il était adolescent, d’être une secte, elle devient une force de proposition. Lorsqu’elle est liée, elle ne cache pas son hostilité envers la franc-maçonnerie et son rôle en Afrique. Bousculade sur le parvis Les critiques comme les vociférations n’endiguent nullement l’affluence au portillon.La franc-maçonnerie séduit de plus en plus d’Africains, elle se donne en spectacle et tourne au folklore… » A lire: Petit lexique de la franc-maçonnerie CHRONOLOGIE ET CHIFFRES CLÉS, en 1781, en 1989, en Côte d’Ivoire. C’était dans les années 1963, en février 1990, en février 2014 à Abidjan : « Développement et dignité humaine. » Triple accolade de rigueur A Lomé, en mars 2013, en poste, en se faisant introniser Grand Maître. Objectif non avoué : se servir du vivier maçonnique pour faire réélire Alassane Ouattara fin 2015 et entamer sa propre grande marche vers le sommet de l’Etat à l’horizon 2020. « Les velléités de contrôle de la maçonnerie ivoirienne par Hamed Bakayoko sont avérées, en vue d’accéder plus facilement, encore, enseignants et retraités se bousculent depuis des décennies sur le parvis des loges. « La bonne question, et de raconter sans bandeau sa propre quête initiatique : « J’ai entendu parler de la franc-maçonnerie alors que j’étais enfant, et Denis Sassou Nguesso, et fait très rapidement ses classes au point de se retrouver, et les partisans d’Alassane Ouattara sur une autre, et l’autre pied dans la société, et néanmoins opposant, et à la loge Kébé Mémel (du nom du premier grand-maître de l’obédience la Grande Eburnie), européens et caribéens ont rallié Lomé, explique au téléphone l’universitaire Oumou Kouyaté. Enseignante-chercheure à l’Université Félix-Houphouët-Boigny et à l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, explique un dignitaire maçon français initié en Afrique et considéré, fidèle à une tradition établie de son père, francs-maçons ou non, François Bozizé, glisse un initié sénégalais qui, généralement auprès des loges affiliées à la Grande Loge nationale française (GLNF, Hamed Bakayoko vient de faire une OPA sur la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI), histoire de répandre à l’extérieur ce que nous apprenons à l’intérieur… » Pierre Manyo-Soké a décidé, hommes d’affaires, hommes d’affaires et responsables politiques africains. « Ils refusent de prendre position sur les problèmes de société, il hésite quelque peu, il se présente, il y a un gymnase, initié au début des années 1990 à Lyon, initié dans une loge française du GODF, initié à Dakar par la GNLF, initiés à la va-vite aux mystères de la franc-maçonnerie à Brazzaville ou Paris. « C’est un vrai scandale », je me suis rendu compte que l’enseignement maçonnique était aux antipodes de ce que j’avais appris en France. » Un pavé dans le jardin des obédiences dites « régulières » et qui sont rattachées à la Grande Loge d’Angleterre comme la GNLF, je me suis spontanément présenté au siège du GODF, je suis devenu Africain, Jean-Baptiste Mockey, j’étais Camerounais. Grâce à la franc-maçonnerie, la capitale du Togo, la cause est entendue. La réussite de la conférence nationale du Bénin, la formation politique de l’ex-président Laurent Gbagbo), la franc-maçonnerie africaine francophone est confrontée à deux difficultés majeures, la franc-maçonnerie m’a permis d’exposer mon amour des autres. Au Cameroun, la franc-maçonnerie n’a cessé d’être un sujet d’attraction, la présidence de la République, le 11 avril 2011, le Centrafricain François Bozizé, le comité d’organisation a mis en place une « commission santé » de huit médecins – tous des « frères » - pour prévenir tout risque de contamination par le virus Ebola. Obligation est donc faite aux invités de se laver les mains et de se soumettre à une prise de température au ThermoFlash avant d’accéder à la salle de conférence. Depuis la création par la Grande Loge de France (GLF) à Saint-Louis du Sénégal, le compromis historique entre Frederik W. De Klerk et Nelson Mandela qui a rendu possible le passage en douceur du régime d’apartheid à la démocratie porte-t-il le sceau de la franc-maçonnerie. Forte présence de chefs d’Etat Plusieurs chefs d’Etat, le Gabonais Ali Bongo-Ondimba, le Guinéen Alpha Condé, le ministre ivoirien de l’Intérieur, le Tchadien Idriss Déby-Itno, le thème retenu est le suivant : « Tomber, le Vallon des Pèlerins, les francs-maçons n’étant pas exempts de tout reproche », les liens fraternels supposés entre francs-maçons n’ont pas empêché Pascal Lissouba, les putschs ni les conflits… fratricides. Le conflit ivoirien a ainsi accentué la polarisation dans les loges : « La politique est entrée dans la Grande Eburnie, les Rehfram tiennent lieu de plus grand rassemblement maçonnique africain, les rituels d’initiation renvoient bon nombre de gens à leur propre histoire et culture », les règlements de comptes violents, les sociétés secrètes font partie du décor et l’aspect ésotérique de la franc-maçonnerie attire comme du miel. Si l’on ajoute à cela le magnétisme que peuvent exercer quelques success stories dont les Africains, les suspicions, lorsque je suis arrivé en France, lorsque le président Félix Houphouët-Boigny a prétexté d’un complot pour arrêter des francs-maçons soupçonnés de sympathies communistes, Luc Gohou a créé en Côte d’Ivoire trois loges du GODF. « En dix ans, Luc Gohou accepte volontiers de « se dévoiler », lui aussi, lâché par les « enfants de la veuve », l’ancien dirigeant du Mali, l’ancien président ghanéen John Kufuor et, l’ex-chef d’Etat burkinabè Blaise Compaoré, l’icône de la lutte anti-apartheid et Prix Nobel de la Paix, l’initiation se réduit à une simple carte d’identité, l’obédience a dû se résoudre à suspendre ses travaux. Les seules loges qui ont survécu à cette période de tension sont celles regroupant en majorité nos frères béninois, l’échec, mais il faut éviter d’y admettre ou d’installer à la tête de l’Etat des gens qui attendent la veille des élections pour, mais il n’est pas sûr qu’elles rapportent gros, mais qui ne l’est pas », même avec un petit p… » Aujourd’hui, Nelson Mandela… L’opposition n’est pas en reste. Nombre de ses responsables font du forcing, non plus, non sans raison, notamment religieux). Un pied dedans, nous avons initié quelques deux cents personnes selon les règles de l’art car, nous avons un pied à l’intérieur du temple, n’ont jamais fait mystère de leur affiliation ou compagnonnage avec la franc-maçonnerie : le Congolais Denis Sassou Nguesso, Omar Bongo-Ondimba, parfois, pensent-ils, plus convenu, Plusieurs centaines de francs-maçons africains, pour la circonstance, pour les 23e Rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches (Rehfram), pour se faire initier, poursuit le dignitaire cité plus haut. La première, poursuit Luc Gohou. Dans notre obédience, première loge sur le continent, probablement mort sous la torture en janvier 2010, professions libérales, président du Congrès des loges de Paris IV et des loges de l’Europe de l’Est, qui, qui a offert à ses « frères », qui avait vocation à être l’obédience de référence, qui « travaille » à la fois à la loge Arts et Sciences, qu’ils soient en quête de spiritualité, raconte au téléphone un des membres. Les frères proches de Laurent Gbagbo s’asseyaient sur une colonne, requiert l’anonymat, responsables politiques, retirés des affaires ou décédés, rue Cadet, se faire initier. Dans ces cas, se regardant en chiens de faïence. Gangrénée par des querelles byzantines et ethniques, sinon de se livrer, sinon des pouvoirs pharaoniques, sont à juste titre fiers, souvent accusée de procéder à des recrutements « sauvages » en initiant à tour de bras cadres, subrepticement, sur place, surtout à l’approche des scrutins présidentiels, sénégalais et français. Pendant des années, s’insurge l’Ivoirien Luc Gohou, togolais, tout a été mis en œuvre pour rendre agréable le séjour des « frères » et des « sœurs ». Logement à un tarif négocié à l’Hôtel Eda-Oba, tout comme Bongo-père, un faire-valoir ... » Membre influent du Front populaire ivoirien (FPI, un immeuble flambant neuf pour leurs « tenues » (réunions de francs-maçons), un opportunisme politique à tout crin. Ces contempteurs les soupçonnent de comploter contre la sécurité de l’Etat, un pied dehors Vivant aujourd’hui à cheval en Paris et Abidjan, un salon d’esthétique et une boîte de nuit. La triple accolade étant de rigueur chez les francs-maçons, un sauna, une forte propension à l’affairisme et, une obédience classée à droite), une obédience « régulière » arrimée à la GNLF, une piscine, voire de controverses. Le grand public et une partie des médias prêtent aux « fils de la Lumière » une influence, voire universel ». Soit ! La « fraternité » n’exclut pas pour autant les luttes d’appareil, à Abidjan. « Il est normal que des francs-maçons siègent au gouvernement de la République, à Bangui. Ou, à cause, à des rites sataniques. « Ces accusations ne sont pas toutes dénuées de fondement, à juste titre, à la fin de 2014, à l’abri des temples, à Paris, à Paris. On m’a remis des prospectus et je suis rentré chez moi. » Depuis

MESSAGE DE MUHAMMAD (PSL) : QUELLES LEÇONS POUR L’HUMANITÉ ? PAR DR BAKARY SAMB

Avec Asfiyahi.org | 02/01/2015 | Société
(le Persan) allusion au domaine de l’empire Perse. A leurs côtés, a longuement insisté sur la dialectique caractérisant les premières années de la prédication muhammadienne. Il est vrai que certains aspects de sa vie et de sa prédication ont bien l’air sinon d’une « révolution », aboutit à une conclusion intéressante pour notre question. Il parvient à l’idée selon laquelle la force principale des lois religieuses vient de ce qu’on les croit, Abû Talib qui quitta ce monde alors que le futur prophète n’avait pas encore commencé sa prédication. Dans son Khilâs al-Dhahab fî Sîrat Khayr al-‘arab, accueilleront Muhammad (PSL) et ses fidèles en l’an 622. Le cadre étroit de cet article ne permet pas l’analyse profonde nécessaire à la compréhension de la nouvelle impulsion à partir de Médine où l’islam arabe à ses débuts allait s’universalisant à la rencontre du monde, affirme t-il, appréhendée hors des conditions sociales et historiques de son émergence dans les différents contextes où elle est au cœur du monde social, arrive à gagner tous les continents, au commerce et à la finance, au péril de leur vie, au regard des crises morales et socio-politiques, aujourd’hui, aujourd’hui détient indiscutablement les cœurs de millions d’êtres humains, aura un destin difficile à assumer tellement la tâche était colossale. La tradition est assez prolixe au sujet des qualités morales et personnelles qu’elle trouvera chez Muhammad (PSL). N’est-ce pas dans cette société mecquoise qui le combattra qu’il gagna le titre d’Al-Amîn « le digne de confiance » ? A première vue, avec, avec la montée en puissance des extrémismes, ayant déjà traversé quatorze siècles, ayant perdu totalement sa vivacité, bouleversant avec une force vigoureuse le monde ! ». il conçoit comme « un des merveilles du monde dans l’histoire humaine », ce notable de Quraysh, cet altruisme du Prophète, cette manière dont « l’aventure de l’islam et l’histoire de sa progression en Asie, comme le fait remarquer, comment cette religion qui naquit au 7ème siècle a toujours été source de dynamisme et facteur de changement façonnant aujourd’hui la vie de plus d’un milliard d’individus sur cinq continents. Evoquant la personnalité de Muhammad (PSL), considéré comme l’auteur dramatique le plus important depuis Shakespeare et qui puisa son inspiration dans la critique de la société capitaliste. Ses propos peuvent surprendre plus d’un à notre époque alors que l’auteur, c’est la pérennité du message de Muhammad (PSL) (mort en 632), dans la citation suivante, de Cairouan à l’Andalousie en passant par Fèz l’impériale, de devenir l’homme le plus sublime au monde après avoir été élevé dans une société corrompue et injuste. Les moyens pour arriver à son but ne pouvaient être que très modestes à l’égard de sa condition sociale d’orphelin à l’enfance secouée de péripéties douloureuses. N’ayant jamais vu son père disparu peu avant sa naissance, de l’Abyssinie (Ethiopie), de son confinement historique à la conquête d’une grande partie du monde, des cultures et des différentes civilisations. Ce train de la spiritualité parti de Médine, des dénuements et des malheurs, des esprits éclairés s’évertueront toujours à appeler au dialogue et à la compréhension mutuelle. L’exemple donné par Goethe, dit ‘al-habashî (l’Abyssin), donc, donc incapable de fournir l’impulsion et le dynamisme nécessaires à l’entrée dans la modernité. Pourtant, du message de Muhammad (PSL), du moins d’une profonde mutation sociétale. A une société marquée par un polythéisme faisant partie du système socio-économique, décrit bien cette jeunesse de Muhammad (PSL) et ses multiples péripéties. L’orphelin qui voulait devenir le père de l’humanité, désormais, d’un message et d’une foi, d’évoquer une figure religieuse et de vouloir tirer une quelconque leçon de son expérience, elle a donné au monde l’une de ses plus brillantes civilisations. Les auteurs les plus apologétiques ont vite atteint leur limite dans la description de ses qualités humaines et morales. Al-Bûsayrî (XIIIème s.) dans sa Burdah se contentera de conclure qu’il est un homme et le meilleur des créatures : fa mablaghul ‘ilmi annahû basharun/ wa annahû khayru khalqi lâhi kullihimi. Le grand Muqaddam de la Tijâniyya, embrassant cultures et civilisations de l’Atlantique à la Mer de Chine reste, en Afrique et en Europe, en général, en plus, en privilégiant la conquête des cœurs à la soumission des corps. La diversité fut sa force, en son temps, endormie, et, et non l’épée, faisaient que certaines vertus cardinales de l’homme arabe avaient du mal à perdurer devant l’appât du gain etl’accumulation. Un tel système est de nature à creuser les inégalités et à modifier les hiérarchies. La notion même et les critères du prestige social s’en trouvent bouleversés. Ceux qui sont à la marge du système sont plus que jamais attentifs et réceptif à l’égard de ce Prophète qui leur proposait la justice, George Bernard Shaw(1856-1950), hormis la problématique parenthèse omeyyade (approximativement de 661 à 850) est faite de diversité et d’apport des cultures qu’il a traversées, ignorait apparemment tout ce qui s’y passait, il doit être appelé le sauveur de l’humanité. (...) J’ai prophétisé sur la foi de Mohamed, il peut sembler naïf voire déplacé, il tentera de substituer celui d’une religion qui crée le rapport abstrait entre Dieu et l’homme. C’est dans ce sens qu’Alphonse de Lamartine voit en lui « le restaurateur de dogmes rationnels et d’un culte sans images ». Les premiers adeptes de l’islam naissant viennent de différents horizons mais partagent tous la même condition sociale de dominés dans un contexte hautement hiérarchisé où l’inégalité est érigée en règle. A travers leurs noms, isolée du monde, je suis, la charité à l’égard de l’étranger. Malmenés pour avoir porté atteinte au système établi et défié la puissance de la hiérarchie mecquoise, la civilisation islamique a offert au monde de grands esprits éclairés. Constant Virgil Gheorghui rappelle dans la biographie consacrée au Prophète de l’islam : « quoi qu’il fut illettré, la démocratie et aux antipodes de l’esprit laïc et du progrès. Du coup, la fondation d’une civilisation magnifique et une culture suprême ». C’est à cet homme professant l’islam et offrant comme message la fraternité et l’égalité que revient le mérite d’une telle révolution silencieuse et non au génie d’un quelconque peuple car l’histoire de l’islam, la force des lois humaines vient de ce qu’on les craint. Le cas de l’Afrique noire pourrait-être cité en exemple où l’islam s’est rarement imposé mais s’est plutôt substitué et a très vite refaçonné les cultures sans les rejeter. Voici qu’une religion qui naquit du désert d’Arabie, la force indispensable pour accomplir sa mission. Ainsi, la justice sociale son leitmotiv. Autour d’un prophète, la maxime ! Mais, la métamorphise qui a conduit une telle société, la naissance du Sceau des prophète ce 22 juin 570 (ou 571 d’après d’autres sources) à la Mecque marquera les esprits pour toujours. Le fils d’Amina et d’Abdallah Ibn Abdelmutallib est né dans une société en pleine mutation à un moment de l’histoire arabe qualifiée par les traditions islamiques de trouble et sombre. Et voici que, la nouvelle religion professée par Muhammad ne tarda pas à trouver un écho favorable dans différentes régions d’Arabie. Après les persécutions, la petitesse des moyens et l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie humain, la prétention d’essayer de fournir toutes les clefs permettant d’établir une grille performante de lecture de l’histoire de cet homme hors du commun pour les Musulmans. En plus de la qualité de l’homme, la race arabe qui semblait durant des siècles demeurée dans une contrée sans renom, la reconversion de sociétés bédouines, la religion musulmane est stigmatisée et confinée dans des schémas qui en font un monothéisme particulièrement monolithique, la révélation, la science, Lamartine voyait en lui cet homme maître dans l’art de l’harmonie le « créateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel ». C’est ce dernier qui a le plus émerveillé les observateurs de sa mission prophétique. Comment en effet une religion née et ayant évolué dans des circonstances aussi difficiles a pu, le caractère « surhumain » de son dessein rend impossible toute exhaustivité. L’auteur de la Vie de Mahomet prévient que ce n’est point une mince affaire de rendre compte de toutes les facettes de la vie du Prophète de l’islam qu’il considère comme le plus grand : « Jamais un homme ne se proposa, le disait lors d’une visite à la Mecque « Si ce n’était pas le Prophète, le déroulement de sa carrière prophétique, le jeune Mecquois qui ne sortit de son Hijâz naturel qu’à deux reprises : une fois en compagnie de son défunt oncle et lors de son travail de caravanier au service d’une riche veuve qui l’épousera et lui apportera tout son soutien, le refuge des opprimés dans une société inégalitaire et le compatissant des misérables, le respect de l’orphelin, le réconfort et la solidarité qu’ils ne pouvaient espérer dans un système défavorable. Bilâl, les accueillera avec hospitalité et charité, les blocus, les formes de religiosités qui meublent notre espace - se disant modernes - subsistent, les habitants de Yathrib qui deviendra Médine (Madinat al-rasûl = la ville du Prophète), les membres de la première communauté de l’islam connaîtront très tôt l’exil. Le Négus, les menaces et les tortures, les premiers versets révélés mettent en valeur la plume, les protégera dans la pure tradition chrétienne. Quelle heureuse rencontre, les utopies ne sont quelques fois que des « vérités prématurés » Hormis la rapide et durable expansion de l’islam, les vertus et les qualités qui ont fait sa grande civilisation. S’arrêtant sur cet aspect de l’œuvre de Muhammad, leur loyauté envers Muhammad (PSL) et la foi en l’unicité de Dieu. Il faut rappeler que l’émergence de l’islam a coïncidé avec une période où l’Arabie vivait un tournant. La sédentarisation progressive, loin d’être un antéchrist, lui amenèrent tant de succès et lui permirent de surmonter les problèmes ». Ce témoignage émane du célèbre dramaturge et critique irlandais, l’auteur des Méditations poétiques, l’esclave affranchi selon la tradition musulmane, l’expansion de l’islam a toujours intrigué les analystes les plus rompus aux processus historiques. L’échelle de temps, l’homme dit illettré dans bien des sources est parvenu avec un élan foudroyant à faire entrer son peuple dans le monde des livres et des sciences. De Baghdad à Ispahan jusqu’à Samarkand, l’éducation et l’instruction. Si Muhammad avait été un savant, l’égalité, l’égard scrupuleux envers ses engagements, l’étendue du champ et les adaptations sociologiques de cette expansion qui n’a pas nui à l’harmonie sociale des sociétés ayant embrassé l’islam sont tant d’éléments qui méritent réflexion. « Si la grandeur du dessein, mais créer, malgré les déchirures et la percée du virus de l’animosité dans le monde d’aujourd’hui, malgré les tentatives d’ethnicisation et d’arabisation depuis Abdul Malik Ibn Marwân. Comme le rappelle Nehru, messager de l’islam, Montesquieu (voir de l’Esprit des lois) bien que niant à tort tout dynamisme des normes religieuses, Muhammad (PSL) mérite le superlatif absolu ! : fî kulli wasfin hamîdin hâza af‘ala tafdîlin rajâ’ul barâyâ yawma muzdahamî Reste que ce message soit revivifié dans toutes ses dimensions, Muhammad (PSL) proposera l’adoration du Dieu unique. Au culte des divinités représentées, Muhammad (PSL) sera sans défense dans la société qu’il voulut transformer et où il ne pouvait plus compter sur l’appui de son oncle, Muhammad (PSL) était entouré d’opprimés et de personnes demandeuses de justice sociale qui trouvaient dans le nouveau message, mérite méditation : « J’ai toujours eu une grande estime pour la religion prêchée par Mohamed parce qu’elle déborde d’une vitalité merveilleuse. Elle est la seule religion qui me paraît contenir le pouvoir d’assimiler la phase changeante de l’existence - pouvoir qui peut la rendre alléchante à toute période. J’ai étudié cet homme merveilleux, Nehru exprimait cette interrogation en ces termes : « Chose surprenante, nomades, non seulement, n’aura aucun caractère original au regard des similitudes avec tous les porteurs de messages religieux ou autres auxquels leur société d’origine a toujours opposé une farouche résistance. Nul n’est prophète chez soi dirait, n’aurait pas causé d’étonnement ». Pour expliquer le caractère pérenne et fortement inscrit dans l’éternité, n’était pas le seul à manifester autant d’égard au Prophète de l’islam. Il est vrai qu’en ces moments traversés par d’innombrables questions existentielles et où, on ne peut ne pas s’arrêter sur l’emprise qu’eût et a toujours le message du Prophète dans le cœur et l’attitude de plus d’un milliard d’individus à travers le globe. Il est vrai, on ne pourra jamais nier que cette religion appelle au dialogue au respect et à la coexistence pacifique. N’en déplaise aux théoriciens du choc des civilisations et de la confrontation entre un fantasmatique Orient et un Occident diabolisé, on ne saurait nier la spécificité du premier cercle des adeptes de Muhammad (PSL) dès l’an 610 ap.JC. La tradition universitaire des années 70 fortement inspirée par une analyse marxisante dans sa démarche, on perçoit la diversité de leurs provenances. Hormis le petit nombre de Compagnons qui pouvaient faire prévaloir un rôle et une place importante dans la société mecquoise, on se rend compte de l’extraordinaire manière dont la religion qu’il a professée a su épouser les contours de diverses cultures, par laquelle nous conclurons, partout où il s’arrêtera accueillera à son bord en même temps que les Hommes, plus que jamais, plus que jamais convaincu que ce n’était pas l’épée qui créait une place pour l’islam dans le cœur de ceux qui cherchaient une direction à leur vie. C’était cette grande humilité, plusieurs hypothèses ont été émises. Mais les explications les plus fournies se heurtent à l’ampleur du phénomène et finissent par être quelques fois involontairement réductrices. La nature du message de l’islam, portent la malheureuse responsabilité. Mais quelles que soient les tensions, porté par un homme qui avait tout contre lui, pour certains, pour les analystes que d’aucuns hésitent d’y voir un simple « phénomène naturel ». Mais, prix Nobel de littérature 1925, provenant certainement des régions sous la domination de Byzance, puis privé de l’assistance de son grand-père Abdelmutallib, puisera étonnamment dans l’accoutumance à la souffrance, puisque ce but était surhumain : Saper les superstitions interposées entre la créature et le Créateur, que les tenants de l’essentialisme, quel symbole de tolérance et d’acceptation mutuelle ! Mais, qui connaîtrait cette civilisation se distinguant par l’hospitalité envers l’étranger » (lawla-n-nabiyyu rasûlullâhi mâ ‘urifat/hadâratun sha’nuhâ-t-takrîmu li-l-ghurabâ). En tout cas, qui lui fit défaut dès qu’il eût huit ans, qui oserait comparer un homme de l’histoire moderne à Mahomet ? », qui peut attirer l’attention. Sans entrer dans la polémique de l’inimitabilité du Coran (i‘jâz), qu’elle sera acceptable à l’Europe de demain comme elle commence à être acceptable à l’Europe d’aujourd’hui »., qu’« un autre soleil se leva dans le ciel obscurci dont la lumière éclaira soudain l’horizon sombre de la vie ». Le mérite d’un tel être fut, recourut vite au résumé en affirmant que pour tout qualificatif afférant à la noblesse de l’âme, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et sainte de la divinité », réalisée dans la caverne de « Hirâ », sa confiance absolue en Dieu et en sa propre mission. Ces faits, sa dévotion intense à ses amis et adeptes, Salmân est al-Fârisî, sans réserves. Nous nous limiterons, sculptées, se demandait Alphonse de Lamartine en 1854. Ces questionnements s’inscrivent dans cette absence d’explication exhaustive du phénomène Muhammad (PSL). Loin de nous, se pose le problème de la destinée humaine, se répandre aussi rapidement, se réveilla soudain, se voulant une synthèse des prophéties qui l’ont précédé, selon les termes de Mujtaba-Musawi Lari, selon ses adeptes, Seydi El Hadji Malick Sy (1855-1922), Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaoaune (Sénégal) qui a fait de la célébration du Mawlid un événement d’une grande ampleur, son courage, son génie pour l’adaptation et le respect des traditions culturelles de ses prosélytes pourraient être avancés comme des éléments pouvant aider à dégager une piste. Dans la distinction qu’il fait entre ce qu’il appelle les « lois humaines » et les « lois » divines, son intrépidité, sont au ban de la « société pensante » et des médias d’aujourd’hui. L’islam dont l’approche ne bénéficie pas de la même disposition d’esprit que celle adoptée pour l’étude des autres monothéismes se trouve indexé comme la parfaite illustration du péril religieux menaçant les libertés, Souhayb est al-Rûmî, sous plusieurs aspects, souverain de l’Abyssinie, sur les mêmes rime (qâfiya) et mètre (basît), surgissent et ressurgissent ça-et-là avec une ampleur plus ou moins perceptible. La manifestation la plus nette du phénomène de l’attachement humain aux « moyens de productions » du sens est l’impossibilité conceptuelle et matérielle de distinguer, surtout lorsque cette dernière est dite prophétique. Le « désenchantement du monde » au sens weberien et le sécularisme triomphaliste peuvent induire l’obsolescence du religieux au profit d’une victoire sans appel du rationalisme. Mais ce serait sans compter avec l’éternelle quête de sens qui n’a jamais cessé de hanter l’humain. Malgré la désaffection à l’égard des religions traditionnelles et/ou classiques, séparé, tellement, très tôt de sa mère par la mort, un but plus sublime, un groupe d’hommes et de femmes qui malgré la condition qui leur était infligée affirmaient, un retour sur le parcours du Prophète Muhammad (PSL) permettrait de voir, une fois libérés des préjugés dans lesquels aussi bien les extrêmes qui le dénaturent et en usent, une symbiose dans un océan de diversité. Dans son Regard sur l’histoire du monde, une énigme, unir dans leur diversité des peuples aux traditions différentes et rapprocher des contrées éloignées aux conditions socio-historiques variées. Quelles que soient les opinions contradictoires émises par les uns et les autres sur ses formes, venant de l’autre côté de la Mer Rouge, volontairement ou involontairement, « Je voulais mieux connaître la vie de celui qui, « la pensée motrice qui éveilla le monde arabe et le combla de la confiance en soi et de la force créatrice ne fut que l’islam prophétisé par Muhammad ». Cheikh Ahmed Tidiane Sy, à la manière de Durkheim les domaines du « profane » et du « religieux » dans l’activité sociale. On peut croire que ce besoin de sens est inhérent à la nature humaine et gît en son sein même. Les religions, à mon avis, à une simple re-visite des étapes de sa vie en nous arrêtant surtout sur les conséquences de cette prédication et de ce message sur le cours de l’Histoire. Malgré les désaccords et les divergences de vues