Selon le gouvernement burkinabè, l'adoption de ce décret permet aux ayants droit du président Thomas Sankara, « d'ouvrir la tombe supposée contenir son corps et de procéder à toutes expertises nécessaires à l'identification ».
Au cours d'une rencontre avec la société civile, le président Michel Kafando avait affirmé que le gouvernement et la famille Sankara avaient trouvé un accord sur les modalités d'expertise de la supposée tombe du capitaine Thomas Sankara. Mais dans un communiqué, la famille Sankara soutient qu'elle « n'a reçu aucun contact officiel et que, bien entendu, aucun accord n'a pu intervenir » avec le gouvernement dans le cadre de ce dossier.
La veuve de Thomas Sankara réaffirme tout de même « sa disponibilité à discuter des modalités » concernant le « dossier juridique et les travaux légistes ». La famille du président Thomas Sankara invite par ailleurs les autorités de la transition à tourner la page de l'impunité et de lancer les investigations conformément à la décision onusienne. Enfin toujours selon la famille, le dossier doit être traité dans le cadre d'une procédure d'instruction qui devra aboutir à la manifestation de la vérité dans cette affaire.
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