La police congolaise est une nouvelle fois épinglée pour son traitement des immigrés. Selon les deux organisations, les étrangers en situation irrégulière à Pointe-Noire, subiraient intimidations, menaces, violences, traitements dégradants et arrestations arbitraires.
Franck Loufoua-Bessi, chargé de programme à la Rencontre pour la paix et les droits de l'homme (RPDH), parle de clandestins pris en charge, selon lui, dans des conditions inhumaines, sans accès aux soins, ni alimentation et sans sanitaires décents. « Il y a beaucoup de manquements. Ils sont traités comme des malfrats, à la vue du public. C'est comme un phénomène de foire », estime Franck Loufoua-Bessi, qui se dit surpris du déploiement de force, en ville avec« des engins et des armes de guerre ».
Selon la radio publique, quelques 600 étrangers, surtout ouest-africains, ont été arrêtés jeudi et vendredi, principalement dans le 1er arrondissement, quartier cosmopolite de Pointe-Noire. Interrogé, le porte-parole de la police s'estime serein. Le colonel Jules Monkala Tchoumou parle d'une guerre des communiqués, tout en annonçant une conférence de presse, mardi 19 mai.
L'an dernier, à Brazzaville, la même opération avait suscité un tollé suite à des exactions, en nombre, contre les ressortissants de République démocratique du Congo. Lors de cette opération, 250 000 d'entre eux avaient alors quitté le pays, jetant un froid diplomatique avec Kinshasa.
-
RDC: décès des deux principaux responsables de la justice militaire dans un crash d'avion à Kenge
-
Tribune des Nations Unies : la Guinée a défendu son modèle de développement et le bilan de ses réformes
-
Éthiopie : L'armée affirme avoir tué 272 rebelles tigréens sur fond de reprise des combats en Amhara
-
Mali : menace de paralysie du secteur minier
-
Fête de l’indépendance du Mali Assimi Goïta tend la main pour la réconciliation des Maliens





RDC: décès des deux principaux responsables de la justice militaire dans un crash d'avion à Kenge


