Cela fait plusieurs mois que le sort de l'A380 est sur la sellette. Depuis que son principal client, Emirates, a fait comprendre qu'il voulait revoir sa commande à la baisse. Au lieu de 53 appareils, la compagnie du Golfe n'en achètera finalement plus que 14, c'est officiel depuis ce jeudi 14 février 2019. Et aucun gros acheteur n'est prêt à prendre le relais.
L'A380 est une réussite technologique, mais il est trop cher, trop gourmand en carburant, et donc plus vraiment adapté aux besoins actuels du marché aérien. Airbus en tire les conséquences, ses chaînes d'assemblage s'arrêteront d'ici deux ans. Les 3000 employés concernés seront redéployés sur la production d'autres modèles commercialement plus performants.
Cet arrêt socialement indolore est en revanche un gros coup porté à la réputation du groupe. L'appareil conçu pour tuer le Boeing 747 a échoué. Il va rejoindre le cimetière des « éléphants blancs » du constructeur européen, où reposent déjà le Concorde ou la Caravelle.
C'est aussi un gros coup porté à ses finances. Pour pas même 300 avions en service, Airbus aurait dépensé au total 20 milliards d'euros, un vrai désastre économique. Mais tout n'est pas perdu pour les actionnaires l'arrêt de ce programme devenu un boulet devrait rendre la compagnie plus rentable.
L'A380 est une réussite technologique, mais il est trop cher, trop gourmand en carburant, et donc plus vraiment adapté aux besoins actuels du marché aérien. Airbus en tire les conséquences, ses chaînes d'assemblage s'arrêteront d'ici deux ans. Les 3000 employés concernés seront redéployés sur la production d'autres modèles commercialement plus performants.
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