La composition de la Commission électorale indépendante prévue par la nouvelle loi « rompt le principe d’égalité que prône la Constitution », selon le porte-parole du collectif des 29 députés qui ont saisi le Conseil constitutionnel le 30 mai 2014, deux jours après l’adoption par le Parlement de la réforme de la CEI. Le député Kramo Kouassi explique qu’il fallait faire vite, avant que le chef de l’Etat ne promulgue la loi.
Présence pénalisante
Pour les 26 députés du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) - rejoints dans ce collectif par trois députés indépendants du groupe Espérance - la présence d’un représentant du président de la République au sein de la CEI pénalise les autres candidats, notamment pour la présidentielle de 2015. D’autant plus qu’Alassane Ouattara a déjà déclaré son intention de briguer un deuxième mandat.
Une première
La saisine du Conseil constitutionnel pour qu’il se prononce sur la conformité d’une loi est une première en Côte d’Ivoire. Cette démarche des élus, issus de la coalition du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) au pouvoir, s’appuie sur une disposition prévue par la loi fondamentale en son article 77. Selon un membre du collectif des 29, il faudrait tendre à « tourner la page des Parlements godillots en Côte d’Ivoire ».
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