Claude Guéant a été placé en garde à vue ce lundi 26 mai, dans les locaux de la brigade financière où il avait été convoqué par les enquêteurs dans le cadre du dossier de l’arbitrage financier contesté entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, qui avait été rendu à l’automne 2007.
Les enquêteurs s’interrogent sur le rôle qu’a eu celui qui était alors secrétaire général de l’Elysée dans la décision, prise à l’automne 2007, de préférer une procédure d’arbitrage privée plutôt que de recourir à la justice ordinaire dans le différend opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, après qu’en octobre 2006, la Cour de cassation était revenue sur une décision favorable à Bernard Tapie. L’homme d’affaires - qui accuse le Crédit Lyonnais de l’avoir floué lors de la revente d’Adidas, en 1993 - a obtenu plus de 400 millions d’euros de la part de la banque, au terme d’une procédure d’arbitrage que les juges soupçonnent d’avoir été un « simulacre ».
Cinq personnes mises en examen
Claude Guéant est soupçonné d’avoir usé de son influence pour obtenir cet arbitrage privé. Il devait notamment expliquer aux enquêteurs la teneur des très nombreuses visites de Bernard Tapie à l'Elysée, en 2007 et 2008, à une période où l’arbitrage était en train de se conclure. Dans ce dossier, cinq personnes ont déjà été mises en examen pour « escroquerie en bande organisée », parmi lesquelles Bernard Tapie, son avocat Maurice Lantourne, Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde et Pierre Estoup, l’un des trois juges-arbitres. La présidente du FMI, Christine Lagarde, qui était alors ministre de l’Economie, en charge du dossier, a pour sa part été placée sous statut de témoin assisté.
Source : Rfi.fr
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