Aux environs de 13h, temps universel, le témoin invité à s’exprimer à la barre, par l’accusation, a fait son entrée dans la salle d'audience de la CPI.
La Cour, qui ne lésine pas sur les mesures de sécurité, commence par une audition à huit clos de près d’une heure. Puis on entend enfin le témoin. La voix brouillée, le visage flouté, il s’exprime au non des victimes des destructions de mausolées par Ahmad Al Faqi Al Mahdi.
Pour sa première prise de parole, le témoin explique à la barre l’importance culturelle de Tombouctou dans le patrimoine malien et mondial. Puis il aborde l’aspect religieux, arguant que la destruction des mausolées a porté atteinte spirituellement aux croyants de la ville. Pour lui, Tombouctou est une place forte de l’islam. « La ville a joué un rôle très important dans l’expansion de l’islam en Afrique de l’Ouest » avance-t-il. Une position qui, selon lui, aggrave le geste d’Al Mahdi.
Interrogé sur sa réaction et celle des habitants de Tombouctou après la destruction des mausolées, le témoin répond « Les populations locales ont immédiatement protesté. On a voulu atteindre psychologiquement les Tombouctiens. »
Le procès se poursuivra ce mercredi, avec une nouvelle intervention de l’accusé Al Mahdi ou de ses avocats.
Source: Rfi.fr
-
Suspension des réseaux sociaux au Gabon : un Réseau de journalistes «exige le retrait de cette forfaiture»
-
Tchad: un ex-membre du Conseil militaire de transition accuse le président d’enrôlements forcés pour combattre au Soudan
-
Afrique du Sud: le déploiement à venir de l'armée face aux gangs ne fait pas l'unanimité
-
Burkina Faso: plusieurs dizaines de morts dans une nouvelle attaque jihadiste près de Fada N'Gourma
-
Est de la RDC: la population d'Uvira demande la réouverture de la frontière avec le Burundi





Suspension des réseaux sociaux au Gabon : un Réseau de journalistes «exige le retrait de cette forfaiture»


