« NOUS CONNAISSONS le commanditaire, mais je resterai discret sur ce point. » Dans son audition à huis clos, le 24 mai, Bernard Bajolet, le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), livre cette saisissante confidence aux députés de la commission d'enquête « sur les moyens mis en oeuvre par l'Etat pour lutter contre le terrorisme ». Il refuse cependant de livrer plus d'éléments sur l'identité du cerveau des attentats du vendredi 13 novembre 2015, à Paris et Saint-Denis, qui ont fait 130 morts et plus de 400 blessés.
Pour Bajolet, diplomate de terrain (il fut en poste en Irak et en Afghanistan), Abdelhamid Abaaoud était le « coordinateur » de ces attaques mais il n'a pas planifié l'opération. Bajolet confirme que ses services étaient sur la trace du réseau « depuis janvier 2015 », au moment où le djihadiste se trouvait à Athènes. Et assure que tout a été mis en oeuvre pour le stopper : « Moyens humains, techniques et coopération avec les partenaires. » Il révèle l'apport technique de la DGSE pour identifier le numéro de portable utilisé par le djihadiste le soir des attentats de Paris.
Toujours lors de cette audition, le chef de la DGSE revient sur les opérations clandestines destinées à contrer la menace, l'« entraver » par tous les moyens selon le jargon maison : « Depuis janvier 2013, mon service a contribué à la conception, à la planification et à la conduite de soixante-neuf opérations d'entrave de la menace terroriste : douze ont permis d'éviter des attentats contre des intérêts français à l'étranger, six des projets d'attentats susceptibles de frapper des intérêts occidentaux, c'est-à-dire faire arrêter des gens, déjouer des (…)
Pour Bajolet, diplomate de terrain (il fut en poste en Irak et en Afghanistan), Abdelhamid Abaaoud était le « coordinateur » de ces attaques mais il n'a pas planifié l'opération. Bajolet confirme que ses services étaient sur la trace du réseau « depuis janvier 2015 », au moment où le djihadiste se trouvait à Athènes. Et assure que tout a été mis en oeuvre pour le stopper : « Moyens humains, techniques et coopération avec les partenaires. » Il révèle l'apport technique de la DGSE pour identifier le numéro de portable utilisé par le djihadiste le soir des attentats de Paris.
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