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​Immigration : attention à la mutation des migrants refoulés en terroristes

La cause des vagues effrénées de personnes vers le Maroc, la Libye et l’Algérie pour tenter de rejoindre l’Europe est connue : les réseaux sociaux. Des jeunes filles et garçons qui ont passé entre les mailles envoient leurs images bien soignées à leurs amis restés au pays et décrivent leur chance ou calvaire, mais que signifient ces calvaires si on peut arriver en Europe, où tout le reste sera facile ? Seulement, ces jeunes oublient que le passage devient de plus en plus difficile.



​Immigration : attention à la mutation des migrants refoulés en terroristes
Le coup de stop : les politiques de migration sont de plus en plus strictes à toutes les frontières. L’Europe est saturée, la pression qu’elle met sur les pays de la Méditerranée ne laissent plus d’alternative comme en Turquie : l’argent, la clé qui ferme toutes les portes d’entrée de l’Europe. On sait que Erdogan a marchandé et a obtenu 3 milliards de dollars par an pour garder les migrants syriens et autres à ses portes. Combien en ont reçu les pays de la Méditerranée pour serrer si bien leurs frontières ?
 
Une chose est claire: on ne peut pas dissuader les candidats à l’immigration par les caresses et les scrupules des droits de l’homme, ce sont des jeunes gens déterminés à tenter le tout pour le tout, ça passe ou ça casse. Doit-on mettre en jeu les règles de la démocratie entre deux courants de détermination ? Les donneurs de leçons sont-ils conscients que la démocratie ne peut marcher partout à la même allure ? On a entendu des récits épiques de traversée en force. On a entendu parler des traitements des forces de l’ordre. Les migrants très psychologues parlaient de racisme des Marocains, des Libyens, des Algériens vis-à-vis des Noirs pour ramollir la détermination des policiers, ils espéraient que les clabaudages de la presse et des activistes des droits de l’homme finiraient par faire de l’effet et desserrer les frontières.
 
 La victimisation médiatisée encourage les migrants à prendre d’assaut les pays qui leur barrent la route. Les récits de ceux qui avaient attaqué le grillage de 15 mètres de haut étaient édifiants de détermination, les assaillants luttaient sans merci contre les policiers marocains dont un grand nombre a été blessé, parfois grièvement.
 
On n’a pas entendu cela des policiers du Congo contre les migrants de la RDC lors de ce déguerpissement géant et musclé de 2015. Un peuple divisé par un fleuve. Si on avait parlé de brutalité, on n’a pas parlé de racisme alors que c’était fait de la même manière, avec des moyens plus violents. Les tortues savent comment se mordre et personne ne s’en est ému de ces expulsions.
 
 En Méditerranée, on a entendu qu’un grand bateau tunisien a embroché une embarcation de migrants tunisiens qui cherchaient à quitter le pays pour l’Europe, il y a eu des morts et des disparus dont le nombre exact ne sera jamais connu. La détermination des pays côtiers est sans faille.
 
 Maintenant que les moyens sont mis à la disposition de ces pays pour barrer la route, il faudrait craindre un avatar encore plus terrible: la mutation des migrants en terroristes pour chacun de leur pays de départ. Dans une perspective cavalière en  projection orthogonale, on pourrait bien voir que si on les a lâchés à la frontière du Niger et du Mali et que les pays concernés n’aillent pas les chercher avant les recruteurs djihadistes, le reste sera facile à deviner, surtout qu’ils vont revenir sans méfiance des autorités. Les interconnexions se feront plus tard avec facilité.
 
 Le colonel Tiégboro est averti, même si….
 
En attendant, la grande désillusion est dans le camp des immigrants guinéens bloqués à la frontière du Niger, ils n’ont même plus de téléphone pour envoyer de leurs nouvelles et ils ont disparu de face book. Leurs amis restés au pays qui n’attendaient que la bonne nouvelle de la traversée pour leur emboiter le pas parce qu’il n’y a pas d’emploi, sont également déboussolés. Des sortants d’université sont en chômage, les jeunes qui tentent le bac savent qu’ils subiront le même sort. A quoi bon rester en victimes expiatoires ?  Avec les opportunités offertes par le pactole chinois, la création d’emplois serait la solution espérée.
 
Si les 20 milliards de dollars pourraient garder les jeunes à la maison…

Guineenews.org

Jeudi 26 Octobre 2017 - 17:13


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