« Les jihadistes de retour en Tunisie seront immédiatement arrêtés et jugés ». Des déclarations fermes prononcées par Youssef Chahed, le chef du gouvernement, qui ajoute que « la loi antiterroriste sera appliquée contre eux ». La Tunisie doit annoncer prochainement un « plan d'action stratégique » pour ces combattants de retour au pays. Des mesures concrètes pour ces hommes qualifiés de « bombes à retardement ».
Mais ces mesures sont jugées « tardives » par certains experts en sécurité, qui plaident depuis plusieurs mois pour l'établissement d'une réelle stratégie nationale. L'historien et analyste militaire, Faycal Cherif, évoque par exemple l'idée d'une « prison spéciale » pour ces jihadistes afin d'éviter de les mêler aux détenus de droit commun. Une forme de « mise en quarantaine » qui permettrait à la justice d'enquêter sur les crimes éventuels commis par ces jihadistes.
Plus de 5 500 Tunisiens en Irak, Syrie ou Libye
En Tunisie, ce débat cristallise de nombreuses tensions. Les forces de sécurité appellent notamment le gouvernement à prendre des mesures « exceptionnelles » comme la « déchéance de nationalité ».
Selon les chiffres de l'ONU, plus de 5 500 Tunisiens ont rejoint les rangs d'organisations jihadistes en Irak, en Syrie et en Libye. Huit cents seraient déjà revenus dans le pays selon le ministère de l'Intérieur, qui assure les avoir identifiés « un par un ».
Mais ces mesures sont jugées « tardives » par certains experts en sécurité, qui plaident depuis plusieurs mois pour l'établissement d'une réelle stratégie nationale. L'historien et analyste militaire, Faycal Cherif, évoque par exemple l'idée d'une « prison spéciale » pour ces jihadistes afin d'éviter de les mêler aux détenus de droit commun. Une forme de « mise en quarantaine » qui permettrait à la justice d'enquêter sur les crimes éventuels commis par ces jihadistes.
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