Après l'embuscade du Niger qui a couté la vie à quatre soldats américains et cinq Nigériens, de nouveaux éléments viennent contredire la version officielle des Etats-Unis. Selon un récit détaillé publié par la chaîne ABC citant des sources militaires nigériennes et des services de renseignement américains, il s'agissait en réalité d'une mission de combat.
Selon la version officielle du chef d'état-major américain, il s'agissait d'une simple patrouille de reconnaissance. Douze soldats américains des forces spéciales et trente Nigériens revenaient du village de Tongo Tongo près de la frontière malienne lorsque leur convoi a été attaqué par une cinquantaine de jihadistes de la branche locale du groupe Etat islamique.
Mais d'après le récit de la chaîne ABC, la réalité serait bien différente. S'il s'agissait en effet d'une mission de reconnaissance au départ, en cours de route, l'objectif est devenu beaucoup plus offensif : capturer « mort ou vif » un chef jihadiste de l'EI identifié sous le nom de code Dadou.
« Ils devaient faire l'aller-retour dans la journée, explique une source du renseignement américain à ABC, mais ils sont restés tellement longtemps, car la mission avait changé, qu'ils ont été remarqués et attaqués ».
Selon la version officielle, après une heure d'intenses combats, des renforts ont été demandés. Or, selon un gradé nigérien cité par ABC, ces renforts ont été refusés par l'armée américaine. Autre interrogation, officiellement, les services secrets américains n'étaient pas impliqués, mais selon ABC, la CIA faisait partie de la mission.
Enfin, le corps du 4e soldat américain retrouvé à 2 km de l'embuscade, 48h plus tard, n'aurait pas été ramené par l'armée nigérienne mais en fait restitué par des villageois. Autant d'incohérences que le Pentagone s'est refusé à commenter.
Selon la version officielle du chef d'état-major américain, il s'agissait d'une simple patrouille de reconnaissance. Douze soldats américains des forces spéciales et trente Nigériens revenaient du village de Tongo Tongo près de la frontière malienne lorsque leur convoi a été attaqué par une cinquantaine de jihadistes de la branche locale du groupe Etat islamique.
Mais d'après le récit de la chaîne ABC, la réalité serait bien différente. S'il s'agissait en effet d'une mission de reconnaissance au départ, en cours de route, l'objectif est devenu beaucoup plus offensif : capturer « mort ou vif » un chef jihadiste de l'EI identifié sous le nom de code Dadou.
« Ils devaient faire l'aller-retour dans la journée, explique une source du renseignement américain à ABC, mais ils sont restés tellement longtemps, car la mission avait changé, qu'ils ont été remarqués et attaqués ».
Selon la version officielle, après une heure d'intenses combats, des renforts ont été demandés. Or, selon un gradé nigérien cité par ABC, ces renforts ont été refusés par l'armée américaine. Autre interrogation, officiellement, les services secrets américains n'étaient pas impliqués, mais selon ABC, la CIA faisait partie de la mission.
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