A l'occasion de la visite d'Etat du président angolais à Paris, jeudi 16 et vendredi 17 janvier, l'Elysée ne cesse de le répéter : « La France soutient totalement, soutient fortement, soutient activement » le processus de Luanda qui désigne les efforts de médiation du président João Lourenço dans le conflit qui oppose Kigali à Kinshasa dans l'est de la RDC. A tel point que le sujet sera « au centre de l'entretien » entre le chef de l'Etat angolais et son homologue français, Emmanuel Macron, affirme encore la présidence française selon qui « les efforts de l'Angola » dans ce dossier sont « très forts, mais [...] aussi difficiles », particulièrement depuis l'échec du sommet qui devait réunir les présidents congolais et rwandais le 15 décembre en Angola.
« Tous les sujets seront mis sur la table » au cours de l'entrevue entre Emmanuel Macron et João Lourenço avec pour objectif de « faire avancer la paix » et de « relancer le processus de Luanda », poursuit l'Elysée. Alors que des sources diplomatiques occidentales ont récemment révélé que « la question des sanctions contre le Rwanda n'est plus un tabou », le sujet pourrait être abordé afin de pousser le président angolais à agir en sa qualité de médiateur et de futur président de l'Union africaine (UA).
Reste que, jusqu'à présent - et même si plusieurs rapports de l'ONU en attestent -, l'organisation continentale n'a jamais évoqué la présence de militaire rwandais dans l'est de la RDC et qu'en ce qui concerne les sanctions, les pays africains s'y montrent toujours très réticents, en particulier ceux qui siègent au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.
João Lourenço au Forum d’affaires Angola-France organisé au siège du Medef vendredi
Outre la situation dans la région des Grands Lacs, la visite d'Etat de João Lourenço à Paris aura aussi une forte tonalité économique avec des objectifs parallèles pour chacun des deux pays : accélérer la diversification de ses investissements en Angola aujourd'hui archi-dominés par les activités pétrolières pour la France ; diversifier l’économie angolaise dans sa globalité pour Luanda. A cette occasion, la conclusion de nombreux partenariats est donc attendue, d'autant plus que le président Lourenço assistera au Forum d’affaires Angola-France qui rassemblera des entreprises des deux pays au siège du Medef, l’organisation patronale française, vendredi.
L’entreprise française Suez devrait, par exemple, en profiter pour officialiser la signature d'un important contrat dans le traitement des eaux usées en Angola. Un financement devrait également être conclu entre la banque française Société Générale et les autorités angolaises pour l'achat d’un satellite d'observation de la Terre qui sera fabriqué par Airbus à Toulouse, dans le sud-ouest de la France. Pour l'Angola, l'objectif est de cartographier ses ressources en pétrole, en minerais mais aussi en eau pour l’agriculture.
En matière agricole justement, un accord préliminaire devrait être signé avec l’Agence française de développement (AFD) concernant un immense projet d’irrigation alors que la coopération se poursuit pour reconstituer une filière café. Dans un tout autre domaine, les Angolais envisagent par ailleurs de solliciter la Société française d’équipements hospitaliers (SFEH) pour ouvrir un hôpital ophtalmologique dans leur capitale. Enfin, les discussions porteront aussi sur le projet de ligne ferroviaire du corridor de Lobito, un projet d'infrastructure majeur destiné à acheminer les minerais extraits en RDC et en Zambie vers l'océan Atlantique que la France encourage au même titre que ses partenaires européens et américain.
« Tous les sujets seront mis sur la table » au cours de l'entrevue entre Emmanuel Macron et João Lourenço avec pour objectif de « faire avancer la paix » et de « relancer le processus de Luanda », poursuit l'Elysée. Alors que des sources diplomatiques occidentales ont récemment révélé que « la question des sanctions contre le Rwanda n'est plus un tabou », le sujet pourrait être abordé afin de pousser le président angolais à agir en sa qualité de médiateur et de futur président de l'Union africaine (UA).
Reste que, jusqu'à présent - et même si plusieurs rapports de l'ONU en attestent -, l'organisation continentale n'a jamais évoqué la présence de militaire rwandais dans l'est de la RDC et qu'en ce qui concerne les sanctions, les pays africains s'y montrent toujours très réticents, en particulier ceux qui siègent au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.
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Outre la situation dans la région des Grands Lacs, la visite d'Etat de João Lourenço à Paris aura aussi une forte tonalité économique avec des objectifs parallèles pour chacun des deux pays : accélérer la diversification de ses investissements en Angola aujourd'hui archi-dominés par les activités pétrolières pour la France ; diversifier l’économie angolaise dans sa globalité pour Luanda. A cette occasion, la conclusion de nombreux partenariats est donc attendue, d'autant plus que le président Lourenço assistera au Forum d’affaires Angola-France qui rassemblera des entreprises des deux pays au siège du Medef, l’organisation patronale française, vendredi.
L’entreprise française Suez devrait, par exemple, en profiter pour officialiser la signature d'un important contrat dans le traitement des eaux usées en Angola. Un financement devrait également être conclu entre la banque française Société Générale et les autorités angolaises pour l'achat d’un satellite d'observation de la Terre qui sera fabriqué par Airbus à Toulouse, dans le sud-ouest de la France. Pour l'Angola, l'objectif est de cartographier ses ressources en pétrole, en minerais mais aussi en eau pour l’agriculture.
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