La rumeur lui donnait la capitale, Luanda, pour remplacer l’actuel gouverneur de la ville. Finalement Joao Lourenço obtient un ministère prestigieux et sensible, celui qui dirige l’ensemble des officiers militaires, en activité et à la retraite. Cette nomination confirme son retour en grâce. Figure du parti, Joao Lourenço a en été le secrétaire général de 1998 à 2003. Une période faste avant une traversée du désert pour avoir osé dire qu’il se verrait bien succéder à José Eduardo dos Santos.
Sa sortie du Parlement, où il était premier vice-président, pour le gouvernement est aussi un signal envoyé au MPLA. Le parti du président est de plus en plus mécontent : il y a trop de technocrates aux postes clés et pas assez de membres du parti.
Pour certains, le retour de Lourenço n’a été possible que parce qu’il existe maintenant un consensus au sein du MPLA : le président devra un jour ou l’autre quitter le pouvoir et sa succession devra être gérée collectivement, y compris le choix des futurs candidats. Dos Santos le sait et laisse ainsi entendre qu’il est d’accord. Mais seul l’avenir le dira.
Source : Rfi.fr
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