Le rapport de l’autopsie, effectuée par un laboratoire suisse, conclut à une « mort naturelle ». Le communiqué du Mindef, daté du 24 février, mentionne « une absence totale de lésion traumatique et l’existence de graves pathologies ayant emporté un patient présentant de lourds antécédents médicaux ».
Les avocats de la famille d'Anicet Ekane, qui dénoncent le fait de n’avoir eu accès à aucun document en dehors du communiqué, rappellent que la famille du défunt a la possibilité de chercher à connaître les circonstances du décès, qui ne sont pas élucidées dans le communiqué, et surtout de prendre connaissance du rapport d’autopsie. Ces mêmes avocats avaient longtemps alerté sur les risques qu'il décède en prison s'il ne recevait pas des soins médicaux adéquats, et notamment son extracteur d'oxygène.
Deux enquêtes ouvertes
Le communiqué du ministère de la Défense évoque aussi une enquête administrative, de laquelle il ressort que « l’interpellation et la garde à vue d’Anicet Ekane étaient consécutives à son implication dans les manifestations violentes enregistrées à Douala avant et après la publication des résultats de la présidentielle d’octobre 2025. »
Pour les avocats, une enquête ne peut pas être sanctionnée par un communiqué, d’autant que l’on parle ici de deux enquêtes : l’une, engagée au moment de son arrestation, dont on ne connaît pas la suite, et la seconde, ouverte après son décès, sur les circonstances de sa mort. L’enquête unilatérale menée par les gendarmes avait été contestée par la famille pour cause de manque d’impartialité.
Arrêté à Douala fin octobre 2025, au plus fort de la contestation de la réélection de Paul Biya, Anicet Ekane, soutien du principal opposant Issa Tchiroma Bakary, avait été transféré au secrétariat d’État à la Défense à Yaoundé, où il est décédé dans des circonstances troubles, le 1er décembre 2025.
Les avocats de la famille d'Anicet Ekane, qui dénoncent le fait de n’avoir eu accès à aucun document en dehors du communiqué, rappellent que la famille du défunt a la possibilité de chercher à connaître les circonstances du décès, qui ne sont pas élucidées dans le communiqué, et surtout de prendre connaissance du rapport d’autopsie. Ces mêmes avocats avaient longtemps alerté sur les risques qu'il décède en prison s'il ne recevait pas des soins médicaux adéquats, et notamment son extracteur d'oxygène.
Deux enquêtes ouvertes
Le communiqué du ministère de la Défense évoque aussi une enquête administrative, de laquelle il ressort que « l’interpellation et la garde à vue d’Anicet Ekane étaient consécutives à son implication dans les manifestations violentes enregistrées à Douala avant et après la publication des résultats de la présidentielle d’octobre 2025. »
Pour les avocats, une enquête ne peut pas être sanctionnée par un communiqué, d’autant que l’on parle ici de deux enquêtes : l’une, engagée au moment de son arrestation, dont on ne connaît pas la suite, et la seconde, ouverte après son décès, sur les circonstances de sa mort. L’enquête unilatérale menée par les gendarmes avait été contestée par la famille pour cause de manque d’impartialité.
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