L'Afrique pouvait attendre de l'accord entre l'Ukraine et la Russie une baisse des cours mondiaux des céréales, en particulier du blé. Mais selon le spécialiste des matières premières, Philippe Chalmin, le bombardement d'Odessa remet en cause les espérances du continent. « C'est vrai qu'avec un accord, les prix auraient eu logiquement tendance à baisser. Et qu'à la suite du bombardement du port d'Odessa, le mouvement [de baisse] va être enrayé. Manifestement, ce n'est pas demain ni même après-demain que des céréales ukrainiennes vont pouvoir librement sortir des ports ukrainiens », estime-t-il.
Faire pression sur l'Union européenne
Grâce à l'accord, l'embargo sur les engrais russes aurait dû être levé, ce qui aurait entraîné une baisse des prix des fertilisants, déjà très chers à cause de l'envolée des prix du gaz qui les compose. Il est urgent, souligne Philippe Chalmin de mettre en place des routes alternatives terrestres pour les céréales et les engrais ukrainiens.
« L'Afrique n'a pas grand-chose à espérer de ces mouvements diplomatiques. Et il me semble qu'il vaudrait mieux qu'elle fasse pression sur l'Union européenne pour que celle-ci finance – ce qui ne serait pas très élevé d'ailleurs – les capacités terrestres, notamment ferroviaires, pour sortir par la terre les céréales ukrainiennes, les amener sur le Danube, et pouvoir les exporter au départ des ports roumains ou bulgares. »
Les États africains devront aussi, selon le chercheur, mettre en place des politiques agricoles réduisant leur dépendance alimentaire.
Faire pression sur l'Union européenne
Grâce à l'accord, l'embargo sur les engrais russes aurait dû être levé, ce qui aurait entraîné une baisse des prix des fertilisants, déjà très chers à cause de l'envolée des prix du gaz qui les compose. Il est urgent, souligne Philippe Chalmin de mettre en place des routes alternatives terrestres pour les céréales et les engrais ukrainiens.
« L'Afrique n'a pas grand-chose à espérer de ces mouvements diplomatiques. Et il me semble qu'il vaudrait mieux qu'elle fasse pression sur l'Union européenne pour que celle-ci finance – ce qui ne serait pas très élevé d'ailleurs – les capacités terrestres, notamment ferroviaires, pour sortir par la terre les céréales ukrainiennes, les amener sur le Danube, et pouvoir les exporter au départ des ports roumains ou bulgares. »
Les États africains devront aussi, selon le chercheur, mettre en place des politiques agricoles réduisant leur dépendance alimentaire.
Autres articles
-
Nigeria: des dizaines de civils tués dans une frappe de l'armée sur un marché dans l'État de Zamfara
-
«L’émotion est grande», la ferveur des pèlerins ivoiriens en route pour le hadj à La Mecque
-
Au Kenya, Emmanuel Macron affirme que l'ère du «pré carré» français en Afrique est «terminée»
-
RDC: dans le procès d’un haut-gradé accusé de collusion avec le Rwanda, sa défense veut démonter l’accusation
-
Sahel : Emmanuel Macron s’exprime sur les choix sécuritaires de la junte malienne





Nigeria: des dizaines de civils tués dans une frappe de l'armée sur un marché dans l'État de Zamfara


