« Les autorités nigérianes doivent enquêter sur la frappe aérienne militaire qui a tué au moins 100 civils hier au marché de Tumfa, dans la zone de gouvernement local de Zurmi, dans l'État de Zamfara. D'autres corps sont encore en cours de récupération, tandis que d'autres victimes sont décédées pendant leur transfert vers les hôpitaux », précise Amnesty International Nigeria.
Les faits ont eu lieu dimanche 10 mai 2026, précise la branche nigériane de l'organisation internationale : « Vers midi, des personnes présentes sur le marché hebdomadaire ont aperçu des avions de chasse survolant la zone. Vers 14 h, les avions sont revenus et ont bombardé le marché ».
« Des dizaines de blessés sont actuellement soignés dans les hôpitaux généraux de Zurmi et de Shinkafi. Des témoins oculaires ont déclaré que de nombreuses victimes étaient des femmes et des filles », ajoute Amnesty, qui rappelle qu'« un incident similaire s'est produit en avril à Jilli, à la frontière entre les États de Borno et de Yobe, où plus de 100 civils ont été tués par une frappe aérienne militaire sur le marché hebdomadaire ».
« Des habitants des communautés de Kwashabawa, Birane, Kware, Gangara et Manawa ont été touchés par la frappe aérienne », a indiqué Garba Ibrahim Mashema, un chef communautaire de la zone administrative de Mashema, à laquelle appartient Zurmi, cité par l'AFP. « Jusqu’à présent, nous avons collecté 72 corps, certains étant méconnaissables en raison des explosions. Les blessés ont été transportés vers les hôpitaux des villes de Zurmi et Shinkafi », a-t-il ajouté.
De son côté, un habitant de la ville, cité par l'AFP, fait état de « 117 corps ont été récupérés et plus de 80 personnes ont été blessées. Les chiffres pourraient augmenter à mesure que la situation devient plus claire ». « Pour être franc, le marché de Tumfa est sous le contrôle des bandits. C’est leur bastion : toute personne qui s’y rend sait qu’elle entre sur leur territoire », a-t-il poursuivi.
Le nord du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, est confronté à une double insécurité : d’une part, la violence de groupes jihadistes, et d’autre part, celle de bandes criminelles, appelées localement « bandits », qui procèdent fréquemment à des attaques contre des villages et à des enlèvements massifs contre rançon.
Dans un communiqué dimanche, l’armée a indiqué avoir mené des opérations au sol et aériennes « à la suite de renseignements crédibles indiquant une réunion de haut niveau de chefs et commandants terroristes notoires » dans cette région. « Les rapports de renseignement ont confirmé que les terroristes s’étaient rassemblés dans un lieu dissimulé du village de Tumfa, dans la zone de gouvernement local de Shinkafi, État de Zamfara », a-t-elle ajouté. Elle a précisé qu’une frappe aérienne a « détruit avec succès la structure servant de point de rassemblement aux terroristes ».
Au cours de la même journée dimanche, au moins 13 civils ont été tués lors d’une frappe aérienne de l’armée de l’air nigériane dans l’État du Niger (centre-nord), ont indiqué à l’AFP des habitants, tandis que l’armée affirmait de son côté avoir visé des « terroristes ».
Les faits ont eu lieu dimanche 10 mai 2026, précise la branche nigériane de l'organisation internationale : « Vers midi, des personnes présentes sur le marché hebdomadaire ont aperçu des avions de chasse survolant la zone. Vers 14 h, les avions sont revenus et ont bombardé le marché ».
« Des dizaines de blessés sont actuellement soignés dans les hôpitaux généraux de Zurmi et de Shinkafi. Des témoins oculaires ont déclaré que de nombreuses victimes étaient des femmes et des filles », ajoute Amnesty, qui rappelle qu'« un incident similaire s'est produit en avril à Jilli, à la frontière entre les États de Borno et de Yobe, où plus de 100 civils ont été tués par une frappe aérienne militaire sur le marché hebdomadaire ».
« Des habitants des communautés de Kwashabawa, Birane, Kware, Gangara et Manawa ont été touchés par la frappe aérienne », a indiqué Garba Ibrahim Mashema, un chef communautaire de la zone administrative de Mashema, à laquelle appartient Zurmi, cité par l'AFP. « Jusqu’à présent, nous avons collecté 72 corps, certains étant méconnaissables en raison des explosions. Les blessés ont été transportés vers les hôpitaux des villes de Zurmi et Shinkafi », a-t-il ajouté.
De son côté, un habitant de la ville, cité par l'AFP, fait état de « 117 corps ont été récupérés et plus de 80 personnes ont été blessées. Les chiffres pourraient augmenter à mesure que la situation devient plus claire ». « Pour être franc, le marché de Tumfa est sous le contrôle des bandits. C’est leur bastion : toute personne qui s’y rend sait qu’elle entre sur leur territoire », a-t-il poursuivi.
Le nord du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, est confronté à une double insécurité : d’une part, la violence de groupes jihadistes, et d’autre part, celle de bandes criminelles, appelées localement « bandits », qui procèdent fréquemment à des attaques contre des villages et à des enlèvements massifs contre rançon.
Dans un communiqué dimanche, l’armée a indiqué avoir mené des opérations au sol et aériennes « à la suite de renseignements crédibles indiquant une réunion de haut niveau de chefs et commandants terroristes notoires » dans cette région. « Les rapports de renseignement ont confirmé que les terroristes s’étaient rassemblés dans un lieu dissimulé du village de Tumfa, dans la zone de gouvernement local de Shinkafi, État de Zamfara », a-t-elle ajouté. Elle a précisé qu’une frappe aérienne a « détruit avec succès la structure servant de point de rassemblement aux terroristes ».
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