La puissance de l'éruption "semble plutôt diminuer", précisait mardi matin l'institut météorologique islandais. Elle se situe à quelques kilomètres de Grindavik, une localité d'environ 4 000 habitants déjà évacuée en novembre après une forte activité sismique.
L'éruption volcanique débutée dans la nuit de lundi à mardi au sud-ouest de la capitale islandaise Reykjavík commence à perdre en intensité, selon le Bureau météorologique islandais. L'institut ajoute que la fissure éruptive mesure environ 4 kilomètres de long.
La protection civile du pays est en état d’alerte. Les autorités islandaises ont créé une zone de sécurité à Grindavík, évacuée quelques semaines plus tôt. Toutes les routes autour de la ville sont fermées, et doivent rester au cours des prochains jours, a annoncé la police sur Facebook. Selon les autorités, dans la situation actuelle, la population ne court aucun danger.
Un spectacle qui attire de nombreux curieux. "Je suis très heureux d'être ici, à cette époque, de pouvoir voir ce phénomène naturel se produire. (...) C'est juste quelque chose qui sort d'un film !" s'enthousiasme Robert Donald Forrester, un touriste américain.
Ael Kermarec, guide touristique français vivant en Islande, est plus réservé : "cette fois, il se passe beaucoup de choses, mais la ville de Grindavík pourrait finir sous la lave qui coule derrière nous … J'éprouve des sentiments mitigés pour être honnête. Voyons comment ça se passe et combien de temps ça dure. C’est toujours incroyable à voir mais c’est un sentiment doux-amer."
Le trafic aérien ne subit "pour le moment aucune perturbation" précise l’opérateur des aéroports islandais, Isavia.
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