La Libye est devenue le point de rassemblement de milliers de candidats cherchant à rallier les côtes européennes. Face à ce phénomène qui a pris ces deux dernières années une ampleur inégalée, les responsables se sentent impuissants. Ils appellent les pays voisins à faire preuve de fermeté, notamment au niveau de la frontière sud et demandent l'aide de l'Union européenne.
« Nous avons demandé aux pays voisins de la Libye de nous soutenir par leurs moyens et les institutions qu’ils possèdent et que nous n'avons pas à cause de la situation dans notre pays. Nous voudrions qu'ils participent à garder leurs frontières communes avec nous. Si les frontières sont bien gardées nous n'aurons plus besoin ni de centres d'accueils, ni d'avions destinés au rapatriement », estime Noureddine el-Mechaal, sous-secrétaire au ministère de l'Intérieur.
« Cet aspect, nous l'avons évoqué avec la communauté internationale, avec l'Organisation mondiale pour les migrations, avec l'Italie et avec l'Union européenne... Le problème est bien connu et son origine est bien défini : si nous assurons ensemble les frontières du sud de la Libye le problème de la migration est terminé. »
Manque de liquidité
L'Etat libyen, qui souffre d'un manque de liquidité et retarde en permanence le paiement des fonctionnaires, doit supporter une charge supplémentaire pour financer les centres de rétention destinés aux migrants détenus. Au-delà de la question de la volonté politique, les moyens manquent et les conditions de détention se détériorent : surpeuplement, manque de nourriture, de couvertures, problème d'hygiène et de soins. Des conditions sont dénoncées par plusieurs ONG.
« Nous avons plus de 33 centres d'accueils en Libye. Ces centres varient dans leur capacité d’accueil, selon leur position géographique. Certains centres regroupent 300 ou 400 ou 500 migrants, d'autres 3 ou 4 ou 5 000. Les migrants ont des grands besoins et cela nécessite un budget considérable », détaille Noureddine el-Mechaal, sous-secrétaire au ministère de l'Intérieur.
Selon le ministère de l'Intérieur libyen, plus de 13 000 migrants illégaux sont actuellement détenus dans l'ouest du pays et quelques centaines ont été rapatriés dans leurs pays d'origine. La plupart viennent du Niger, selon Noureddine el-Mechaal, sous-secrétaire au ministère de l'Intérieur.
L'organisation internationale pour les migrations a estimé le nombre des migrants en Libye à 77 000 personnes. Parmi eux, 7000 sont détenues dans des centres qui relèvent de l'organisme de lutte contre la migration illégale au ministère de l'Intérieur libyen. Mais en Libye, d'autres centres de détention existent. Ils sont dirigés par des groupes armés et les milices y compris le groupe Etat islamique.
« Nous avons demandé aux pays voisins de la Libye de nous soutenir par leurs moyens et les institutions qu’ils possèdent et que nous n'avons pas à cause de la situation dans notre pays. Nous voudrions qu'ils participent à garder leurs frontières communes avec nous. Si les frontières sont bien gardées nous n'aurons plus besoin ni de centres d'accueils, ni d'avions destinés au rapatriement », estime Noureddine el-Mechaal, sous-secrétaire au ministère de l'Intérieur.
« Cet aspect, nous l'avons évoqué avec la communauté internationale, avec l'Organisation mondiale pour les migrations, avec l'Italie et avec l'Union européenne... Le problème est bien connu et son origine est bien défini : si nous assurons ensemble les frontières du sud de la Libye le problème de la migration est terminé. »
Manque de liquidité
L'Etat libyen, qui souffre d'un manque de liquidité et retarde en permanence le paiement des fonctionnaires, doit supporter une charge supplémentaire pour financer les centres de rétention destinés aux migrants détenus. Au-delà de la question de la volonté politique, les moyens manquent et les conditions de détention se détériorent : surpeuplement, manque de nourriture, de couvertures, problème d'hygiène et de soins. Des conditions sont dénoncées par plusieurs ONG.
« Nous avons plus de 33 centres d'accueils en Libye. Ces centres varient dans leur capacité d’accueil, selon leur position géographique. Certains centres regroupent 300 ou 400 ou 500 migrants, d'autres 3 ou 4 ou 5 000. Les migrants ont des grands besoins et cela nécessite un budget considérable », détaille Noureddine el-Mechaal, sous-secrétaire au ministère de l'Intérieur.
Selon le ministère de l'Intérieur libyen, plus de 13 000 migrants illégaux sont actuellement détenus dans l'ouest du pays et quelques centaines ont été rapatriés dans leurs pays d'origine. La plupart viennent du Niger, selon Noureddine el-Mechaal, sous-secrétaire au ministère de l'Intérieur.
L'organisation internationale pour les migrations a estimé le nombre des migrants en Libye à 77 000 personnes. Parmi eux, 7000 sont détenues dans des centres qui relèvent de l'organisme de lutte contre la migration illégale au ministère de l'Intérieur libyen. Mais en Libye, d'autres centres de détention existent. Ils sont dirigés par des groupes armés et les milices y compris le groupe Etat islamique.
Autres articles
-
Mali: la fourniture d'électricité et de carburant reste très insuffisante, les Bamakois se résignent
-
Présidentielle en Ouganda: un vote sous tension, entre fracture générationnelle et test de confiance
-
L’ONU s’alarme des restrictions d’internet et de la suspension d’ONG en Ouganda avant les élections
-
IA en Afrique subsaharienne : Le Kenya, l'Afrique du Sud, Maurice et le Nigéria les mieux classés
-
En Ouganda, l'Internet coupé en amont de la présidentielle et des législatives du 15 janvier





Mali: la fourniture d'électricité et de carburant reste très insuffisante, les Bamakois se résignent


