Si le TB2 du constructeur turc Bayraktar est deux fois moins gros que le Reaper américain, c'est un drone néanmoins très endurant. Avec une autonomie de vol de vingt-sept heures et un rayon d'action de 150 kilomètres, le drone de 12 mètres d'envergure pour 650 kg, qui peut même atteindre les 6 000 mètres d'altitude, est facile d'usage et surtout bon marché, rapporte Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense à RFI.
Dans le monde aéronautique, on le surnomme la « Kalachnikov du XXIe siècle ». Chacun de ces appareils peut emporter quatre missiles à guidage laser, redoutablement efficaces pour viser les blindés russes lorsqu'ils sont disséminés et donc mal protégés. Les forces ukrainiennes ont d'ailleurs relayé sur les réseaux sociaux des images du drone ciblant des colonnes de camions et de chars.
Au début du conflit, Kiev disposait d'une vingtaine de TB2, Moscou assure en avoir abattu plus de six. Si le petit drone turc est redoutable et s'est révélé déterminant en novembre 2020 dans le conflit opposant l'Azerbaïdjan à l'Arménie, c'est une proie facile pour l'aviation russe, surtout si les chasseurs entrent massivement en scène. Le Bayraktar ne changera ainsi pas le cours de la guerre, mais il a pour atout de montrer que la Russie ne contrôle pas complètement le ciel ukrainien.
Dans le monde aéronautique, on le surnomme la « Kalachnikov du XXIe siècle ». Chacun de ces appareils peut emporter quatre missiles à guidage laser, redoutablement efficaces pour viser les blindés russes lorsqu'ils sont disséminés et donc mal protégés. Les forces ukrainiennes ont d'ailleurs relayé sur les réseaux sociaux des images du drone ciblant des colonnes de camions et de chars.
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