Le départ d'Angela Merkel, au pouvoir depuis 2005, ouvre une nouvelle ère politique. C'est la première fois depuis 1949 que le chancelier sortant ne se représente pas. Quelle majorité succèdera à la coalition centriste entre conservateurs démocrates-chrétiens CDU/CSU et sociaux-démocrates du SPD ? Jamais l'incertitude n'a été aussi grande dans ce pays jusqu'à récemment habitué au bi-partisme.
La sensibilité croissante aux enjeux climatiques tout comme la radicalisation d'une frange de la population autour de la politique migratoire ont fait émerger deux autres partis, les Verts et l'extrême droite AfD. Résultat : les deux grands mouvements, et notamment la CDU, ont vu fondre leur électorat. Un dernier sondage paru mardi place le SPD en tête des intentions de vote avec 25% des voix contre 22% pour la CDU, 15% pour les Verts et 11% pour l'AfD.
Cette élection pourrait porter un coup dur aux conservateurs d'Angela Merkel qui jusqu'à présent avaient toujours récolté plus de 30% des suffrages lors des législatives. Leur chef de file, l'impopulaire Armin Laschet, a les plus grandes difficultés à marcher dans les pas d'une chancelière à la popularité inentamée. Dirigeant de la plus peuplée des régions allemandes, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest), cet homme affable, mais gaffeur, de 60 ans peine à convaincre jusque dans son propre camp.
En face, les sociaux-démocrates ont le vent en poupe. Après avoir enchaîné plusieurs revers électoraux ces dernières années, le SPD a su inverser la tendance depuis le début de l'année et l'investiture de son candidat de 63 ans, Olaf Scholz, actuel vice-chancelier et ministre des Finances. Les écologistes menés par Annalena Baerbock, 40 ans, devraient jouer un rôle clé dans le futur gouvernement, même si leur troisième place dans les intentions de vote est une déception pour les militants.
La sensibilité croissante aux enjeux climatiques tout comme la radicalisation d'une frange de la population autour de la politique migratoire ont fait émerger deux autres partis, les Verts et l'extrême droite AfD. Résultat : les deux grands mouvements, et notamment la CDU, ont vu fondre leur électorat. Un dernier sondage paru mardi place le SPD en tête des intentions de vote avec 25% des voix contre 22% pour la CDU, 15% pour les Verts et 11% pour l'AfD.
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