La réconciliation nationale est une priorité pour le président malien Ibrahim Boubacar Keïta. REUTERS/Joe Penney
Le programme du tout nouveau ministre de la Réconciliation est ambitieux. D’ici deux mois, il compte organiser à la fois des Etats généraux de la décentralisation, des assises du Nord, et des pourparlers avec les groupes armés comme le prévoit l’accord, signé en juin à Ouagadougou, entre les protagonistes de la crise et l’Etat malien.
Aucune question ne sera éludée. « Nous discuterons avec tout le monde sans complexe », promet Cheik Oumar Diarrah qui mènera personnellement ces négociations. Mais attention, discussion ne veut pas dire amnistie. Il n’y aura pas d’impunité, prévient ce proche d’Ibrahim Boubacar Keïta. Autrement dit, la paix ne sera possible que si elle va de pair avec la vérité et la justice.
Cheik Oumar Diarrah, qui a vécu une grande partie de sa vie à l’étranger, a l’intention de se rendre rapidement dans le Nord et notamment à Gao où il n’est jamais allé. Les camps de réfugiés et les déplacés seront aussi consultés et associés. Le nouveau ministre veut tout faire pour accélérer le développement du Nord. Ses priorités sont d'amener l’électricité, construire des routes, et mettre l’accent sur la santé et l’école. Autre projet dans ses tiroirs : la construction d’un aéroport à Kidal.
L’objectif est d’aller très vite, explique Cheick Oumar Diarrah, car le traumatisme de 2012 a été profond. Le calendrier des discussions est très serré.
Aucune question ne sera éludée. « Nous discuterons avec tout le monde sans complexe », promet Cheik Oumar Diarrah qui mènera personnellement ces négociations. Mais attention, discussion ne veut pas dire amnistie. Il n’y aura pas d’impunité, prévient ce proche d’Ibrahim Boubacar Keïta. Autrement dit, la paix ne sera possible que si elle va de pair avec la vérité et la justice.
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