C’est décidé côté centrafricain, plus de déclaration et autres polémiques sur le sujet. Le gouvernement « ne veut pas mettre de l’huile sur le feu », justifie un de ses membres, car il cherche à trouver une solution politique avec son puissant voisin. « Trois ministres centrafricains », Défense nationale, Sécurité publique et Affaires étrangères, « sont en route pour Ndjamena, où ils espèrent être reçus au plus haut niveau demain », selon notre source. Leur objectif, tenter de désamorcer cette grave crise politico-diplomatique avec le Tchad.
Mais les choses ne sont pas aussi simples. Les trois ministres sont restés « coincés à Douala, au Cameroun » en attendant le feu vert du gouvernement tchadien, révèle une source diplomatique dans la région. Pour rappel, le chef de la diplomatie tchadienne, Chérif Mahamat Zene avait rejeté lundi toute idée de recevoir un émissaire centrafricain tant que « ce pays n’a pas reconnu son agression contre le Tchad ». Finalement, ce mardi après-midi, il a annoncé à RFI que la délégation ministérielle centrafricaine allait être reçue ce soir Ndjamena.
Oubliant donc le préalable d’une reconnaissance de l'agression, le chef de la diplomatie tchadienne met désormais en avant « le dialogue et la négociation ». « Ce qui s’est passé dimanche est extrêmement grave, (…), mais je pense que l’arrivée de cette délégation nous permettra de trouver une solution durable », a-t-il souhaité, ajoutant que « la guerre, la violence n’est dans l’intérêt de personne ».
En coulisses, plusieurs pays de la région tentent de jouer les bons offices. Les chefs d’État du Tchad et de la Centrafrique se sont déjà parlé au téléphone, se réjouit-on à Bangui, où l’on espère donc que la colère est en train de retomber du côté de Ndjamena. Les propos de plusieurs hauts responsables de ce pays restent forts, ils se sentent « humiliés par l’agression de la Centrafrique » de dimanche. « Depuis qu’ils ont des Russes qui font le coup de feu pour eux, les Centrafricains se croient invincibles », a expliqué l’un d’eux. « Ils vont le payer cher », a-t-il ajouté.
Mais les choses ne sont pas aussi simples. Les trois ministres sont restés « coincés à Douala, au Cameroun » en attendant le feu vert du gouvernement tchadien, révèle une source diplomatique dans la région. Pour rappel, le chef de la diplomatie tchadienne, Chérif Mahamat Zene avait rejeté lundi toute idée de recevoir un émissaire centrafricain tant que « ce pays n’a pas reconnu son agression contre le Tchad ». Finalement, ce mardi après-midi, il a annoncé à RFI que la délégation ministérielle centrafricaine allait être reçue ce soir Ndjamena.
Oubliant donc le préalable d’une reconnaissance de l'agression, le chef de la diplomatie tchadienne met désormais en avant « le dialogue et la négociation ». « Ce qui s’est passé dimanche est extrêmement grave, (…), mais je pense que l’arrivée de cette délégation nous permettra de trouver une solution durable », a-t-il souhaité, ajoutant que « la guerre, la violence n’est dans l’intérêt de personne ».
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