La zone de sécurité dans le quartier des ambassade dans l'ouest de Niamey, le 4 juin 2013. AFP PHOTO / BOUREIMA HAMA
Tout le monde le reconnait à Niamey : circuler dans le quartier des ambassades est devenu très compliqué. Depuis les attentats du mois de mai, plusieurs barrages tenus par des militaires bloquent la circulation. Une voie de contournement est prévue, mais elle rallonge les trajets, notamment pour les habitants du quartier de Goudel qui doivent se rendre à l'hôpital. Les taxis ont même augmenté leurs tarifs.
Alors la colère monte depuis plusieurs semaines. Et les accrochages se multiplient aux postes de contrôle. Certains habitants avouent ne pas accepter la nouvelle politique sécuritaire du pouvoir qui les pénalise. Les deux ressortissants français, dimanche, ont semble-t-il fait les frais de cette exaspération.
Un climat politique malsain
À Niamey, on fait aussi le lien entre cette tension et le climat politique délétère - qui fait suite au dernier remaniement du mois d'août, et à la rupture au sein de la majorité présidentielle entre le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) du président Issoufou et le parti Lumana de Hama Hamadou. Certains n'excluent pas que les nouveaux opposants au chef de l'État en profitent pour souffler sur les braises et attiser la grogne dans la capitale.
Dimanche, un député du parti Lumana, Djafar Moumouni, était présent sur les lieux de la manifestation. Il a été convoqué ce lundi par la police judiciaire, avant d’être placé en garde à vue.
Source : Rfi.fr
Alors la colère monte depuis plusieurs semaines. Et les accrochages se multiplient aux postes de contrôle. Certains habitants avouent ne pas accepter la nouvelle politique sécuritaire du pouvoir qui les pénalise. Les deux ressortissants français, dimanche, ont semble-t-il fait les frais de cette exaspération.
Un climat politique malsain
À Niamey, on fait aussi le lien entre cette tension et le climat politique délétère - qui fait suite au dernier remaniement du mois d'août, et à la rupture au sein de la majorité présidentielle entre le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) du président Issoufou et le parti Lumana de Hama Hamadou. Certains n'excluent pas que les nouveaux opposants au chef de l'État en profitent pour souffler sur les braises et attiser la grogne dans la capitale.
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