Les prises d'otages se sont déroulées le lendemain même de l'annonce d'un cessez-le-feu entre Boko Haram et les autorités nigériannes. Soixante femmes ont été enlevées dans les villes de Wagga Mangoro et Gwarta.
Selon un témoignage d'habitant recueilli par l'AFP, les assaillants ont laissé à Wagga Mangoro la somme de 1 500 nairas, soit environ sept euros, ainsi que des noix de cola dans chacune des maisons où ils ont enlevé des femmes en guise de dot.
Les deux villages se situent dans le nord de l'Etat de l'Adamawa, à proximité de la frontière avec le Cameroun et des montagnes Mandara, entre Gwoza et Michika, deux villes contrôlées depuis plusieurs semaines par Boko Haram. Des insurgés ont également attaqué plusieurs villages dans l'Etat de Borno, près de la frontière avec le Niger.
L'attaque contre le village d'Abadam a démarré la veille de l'annonce d'un cessez-le-feu et s'est poursuivie jusqu'à dimanche. Selon des témoins, les insurgés ont même commencé à tuer les villageois de façon indiscriminée après l'annonce de l'accord qui n'a toujours pas été confirmé par Boko Haram.
La médiation tchadienne estime que les deux représentants de Boko Haram négocient de bonne foi à Ndjamena avec les autorités nigérianes. Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Tchad, Moussa Mahamat Dago, impute la responsabilité des dernières attaques à des factions dissidentes de l'insurrection islamiste
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