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Quand les «hackers» nord-coréens multiplient les cyber-attaques



Les « hackers » nord-coréens font de plus en plus parler d’eux. Le mois dernier, les États-Unis affirment avoir arrêté trois d’entre eux pour le détournement de 1,3 milliards de dollars de crypto-monnaies. Mais les « hackers » ont aussi ciblé des entreprises pharmaceutiques produisant des vaccins, l’OMS, Google Chrome, ou il y a quelques années la Banque centrale du Bangladesh.

Simon Choï est un « contre-hacker » sud-coréen qui suit de près les agissements en ligne de ses confrères du Nord. Depuis 2008, son service militaire, a commencé à se pencher sur la cybercriminalité de l’État Communiste, dont il a analysé une grande partie des attaques. Depuis, Simon Choï, a fondé l’ONG Issue Makers et est même parvenu à discuter en ligne avec un de ces hackers au service du régime.

D'après la "Rfi", les hackers seraient, selon les dernières données officielles des sud-coréens environ 1700, en partie à Pyongyang, dans la capitale nord-coréenne mais aussi dans les grandes villes chinoises proches de la frontière comme Shenyang. Ils sont répartis en différents groupes qui œuvrent pour les ministères de la Défense ou les services de renseignements. Le plus connu d’entre eux est « Lazarus  qui serait responsable de nombreux détournements de crypto-monnaies ».

Par une évolution des objectifs, ces cybersoldats étaient une arme de renseignement et de communication au service du régime. Les cibles étaient donc plutôt des fonctionnaires sud-coréens du ministère de l’Unification ou des officiels de l’ONU. Mais c’est aussi devenu une arme de financement du régime, en contournant les sanctions des Nations unies qui frappent très durement une économie déjà en difficulté.

Selon l’ONU, ce sont 316 millions de dollars en crypto-monnaies qui auraient été détournés l’année dernière, notamment pour financer le programme balistique du régime. Et la Corée du Nord ne s’arrête pas là. Selon Simon Choï, ils visent aussi des fabricants d’armes ainsi que les données de centrales nucléaires.

Ndeye Fatou Touré

Mardi 23 Mars 2021 - 11:23


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