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RFI condamne fermement l’agression de son correspondant au Burundi

Alors qu'il prenait des photos sur les lieux de l'attaque dans laquelle le général Adolphe Nshimirimana a été tué ce dimanche à Bujumbura, le correspondant de RFI au Burundi Esdras Ndikumana a été arrêté puis emmené au siège du Service national de renseignement. Là-bas, il a été passé à tabac et traité de « journaliste ennemi ».



Vue de Bujumbura, capitale du Burundi. Wikimedia
Vue de Bujumbura, capitale du Burundi. Wikimedia

RFI condamne fermement l’agression de son correspondant au Burundi Esdras Ndikumana

Marie-Christine Saragosse, Présidente-directrice générale de France Médias Monde, et Cécile Mégie, Directrice de RFI, font part de leur plus vive protestation après les violences dont a été victime Esdras Ndikumana, le correspondant de RFI à Bujumbura. Arrêté ce matin sur les lieux de l'assassinat du général Adolphe Nshimirimana par les forces de sécurité gouvernementales alors qu’il faisait son travail de journaliste, Esdras Ndikumana a été retenu deux heures, durant lesquelles il a été roué de coups. Le journaliste, qui collabore également avec l’AFP, a dû être hospitalisé. Ses jours ne sont pas en danger, mais il est en état de choc et présente de sérieuses contusions.

Le groupe France Médias Monde, dont les correspondants et envoyés spéciaux ont déjà été mis en difficulté d’exercer leur métier au Burundi au cours des dernières semaines, condamne fermement cette agression intolérable contre un de ses journalistes dans le cadre de ses fonctions, et lui apporte tout son soutien.

 

RFI a officiellement protesté contre cette agression auprès des autorités burundaises, et va leur adresser une lettre, conjointement avec l'AFP, pour demander des explications et exiger qu'elles garantissent la sécurité de ses collaborateurs au Burundi, afin qu’ils puissent continuer d’exercer librement leur mission d’information.


Dans un communiqué, l'Union Burundaise des Journalistes (UBJ) a également fermement dénoncé l'arrestation et le passage à tabac d'Esdras Ndikumana. Elle « appelle à des poursuites judiciaires contre les responsables de ces traitements inhumains et dégradants ». La directrice de l'information de l'Agence France-Presse, à laquelle collabore également Esdras Ndikumana, s'est déclarée « très choquée » par l'agression dont il a été victime. « Nous allons demander des explications aux autorités du Burundi ainsi que l'assurance qu'un tel incident ne puisse se reproduire. Notre correspondant doit pouvoir continuer à exercer sa mission d'information en toute sécurité », a ajouté Michèle Léridon.


Rfi

Lundi 3 Août 2015 - 07:40