Depuis le mois de juillet dernier, l’étau se resserrait autour du chef du groupe État islamique au Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid al-Sahraoui, confie une source sécuritaire française. À cette période, deux autres cadres du mouvement avaient déjà été tués et des documents saisis. C’est quasiment dans la même zone que Adnan Abou Walid al-Sahraoui a donc à son tour été abattu fin août. Il venait semble-t-il de quitter les environs de la ville malienne de Ménaka pour la frontière nigérienne.
L’opération menée par des militaires français a, d’après nos informations, également permis de neutraliser plusieurs autres combattants de l’organisation État islamique. Et si l’armée française a attendu plusieurs semaines avant de rendre publique l’information, c’est parce qu’il fallait bien vérifier que le chef du groupe tué était Adnan Abou Walid al-Sahraoui.
Quel impact pour l’EIGS ?
Sa mort est un coup dur pour ses troupes qui opèrent dans la zone dite des trois frontières -Mali, Burkina Faso, Niger. Un coup dur qui néanmoins ne signifie pas la fin des opérations jihadistes. Les combattants de l’État islamique sont de plus en plus formés à agir en petits groupes autonomes. Et contrairement au second groupe jihadiste dirigé par Iyad Ag Ghali, Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), qui fait du Mali sa base, l’État islamique étend ses tentacules au Niger et au Burkina Faso voisin afin de ne plus trop dépendre du Mali où sont concentrées de nombreuses forces étrangères.
Qui était Adnan Abou Walid al-Sahraoui ?
Adnan Abou Walid al-Sahraoui est né dans les années 1970. On le retrouve dans les années 1990 en Algérie comme étudiant et militant du mouvement indépendantiste le Polisario.
RFI l’avait rencontré en 2012 près de Gao lors de l’occupation du septentrion malien par les jihadistes. Regard d’enfant, talkie-walkie en main, il ne cachait pas que contrairement à d’autres groupes jihadistes du Nord, son ambition était d’étendre son mouvement dans toute l’Afrique de l’Ouest.
Il s’est ensuite rapidement imposé comme le chef de l’organisation de l’État islamique au Grand Sahara dans la zone des trois frontières (Mali, Burkina Faso et Niger). Sa stratégie, la violence, les atrocités et l’implantation de cellules jihadistes surtout au Niger et au Burkina Faso pour ne pas dépendre que de ses bases maliennes.
La bête noire des Occidentaux
L’homme de taille moyenne, avec une voix plutôt fluette, est connu pour diriger lui-même ses troupes lors d’attaques. C’est ce qu’il a fait par exemple en 2017, deux ans après avoir créé l’État islamique en menant la meurtrière embuscade de Tongo Tongo au Niger contre les troupes américaines et nigériennes.
Dans le curriculum d’Abou Walid, il lui faut également noter le rapt de plusieurs otages dont des Occidentaux.
L’opération menée par des militaires français a, d’après nos informations, également permis de neutraliser plusieurs autres combattants de l’organisation État islamique. Et si l’armée française a attendu plusieurs semaines avant de rendre publique l’information, c’est parce qu’il fallait bien vérifier que le chef du groupe tué était Adnan Abou Walid al-Sahraoui.
Quel impact pour l’EIGS ?
Sa mort est un coup dur pour ses troupes qui opèrent dans la zone dite des trois frontières -Mali, Burkina Faso, Niger. Un coup dur qui néanmoins ne signifie pas la fin des opérations jihadistes. Les combattants de l’État islamique sont de plus en plus formés à agir en petits groupes autonomes. Et contrairement au second groupe jihadiste dirigé par Iyad Ag Ghali, Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), qui fait du Mali sa base, l’État islamique étend ses tentacules au Niger et au Burkina Faso voisin afin de ne plus trop dépendre du Mali où sont concentrées de nombreuses forces étrangères.
Qui était Adnan Abou Walid al-Sahraoui ?
Adnan Abou Walid al-Sahraoui est né dans les années 1970. On le retrouve dans les années 1990 en Algérie comme étudiant et militant du mouvement indépendantiste le Polisario.
RFI l’avait rencontré en 2012 près de Gao lors de l’occupation du septentrion malien par les jihadistes. Regard d’enfant, talkie-walkie en main, il ne cachait pas que contrairement à d’autres groupes jihadistes du Nord, son ambition était d’étendre son mouvement dans toute l’Afrique de l’Ouest.
Il s’est ensuite rapidement imposé comme le chef de l’organisation de l’État islamique au Grand Sahara dans la zone des trois frontières (Mali, Burkina Faso et Niger). Sa stratégie, la violence, les atrocités et l’implantation de cellules jihadistes surtout au Niger et au Burkina Faso pour ne pas dépendre que de ses bases maliennes.
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