L’Afrique dispose désormais d'une assise financière solide pour ses propres projets de développement. Selon le rapport 2026 de l’Africa Finance Corporation (AFC), « le stock de capital institutionnel en Afrique dépasse désormais les 4 000 milliards de dollars », une ressource colossale qui pourrait transformer les infrastructures régionales.
Ce potentiel repose notamment sur les actifs non bancaires, tels que les fonds de pension et d'assurance, qui atteignaient « environ 2 000 milliards de dollars à la fin de 2025 ».
Toutefois, le rapport souligne que ce potentiel reste sous-exploité en raison d'une « préférence pour le court terme » et d'une concentration massive des actifs, puisque l'Afrique du Sud capte à elle seule « 73 % des actifs de retraite » du continent.
Pour briser cette dépendance aux financements extérieurs jugés « structurellement moins fiables », l'AFC préconise une réforme profonde de l'intermédiation financière.
Le défi ne réside plus dans la disponibilité des fonds, mais dans leur « allocation vers des investissements productifs » de long terme plutôt que vers les titres souverains à faible risque.
Le rapport met en avant des modèles de réussite comme les Caisses des Dépôts au Maroc et au Sénégal, qui jouent un rôle de « moteur dans le financement de projets stratégiques nationaux ».
L'enjeu pour les années à venir sera de renforcer cette « architecture d'intermédiation » afin de sécuriser les investissements et de permettre à des économies de mobiliser leurs pools de capitaux domestiques pour bâtir une résilience industrielle durable.
Ce potentiel repose notamment sur les actifs non bancaires, tels que les fonds de pension et d'assurance, qui atteignaient « environ 2 000 milliards de dollars à la fin de 2025 ».
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