Le président de l'Union des magistrats du Sénégal (UMS), Ousmane Chimère Diouf, récemment muté de la Chamùbre de la Cour d'Appel de Dakar à la Cour d'Appel de Saint-Louis, est monté au créneau pour prendre la défense de ses collègues, dont beaucoup sont la cible de de critiques et d'attaques de la part des hommes politiques et même des Sénégalais Lambda.
Accusés de servir de bras armé au régime de Macky Sall pour invalider les candidatures de certains opposants, les magistrats sont au centre des débats et de la contestation de l'indépendance de la justice au Sénégal. Monsieur Diouf a rappelé que ce n'est pas dans leurs prérogatives de barrer la route à un candidat à la magistrature suprême. "Ecoutez ! Les magistrats n’ont pas pour mission de neutraliser des adversaires politiques mais de juger. Ceux qui le feront (Ndlr, neutraliseront des adversaires politiques du pouvoir) sortiront du cadre de leur serment. Ceux qui ont été nommés à ces postes lors du dernier Conseil supérieur de la magistrature ont le grade nécessaire et plusieurs années d’expérience, et il est prématuré d’évaluer un travail non encore accompli, on ne peut pas faire de commentaires sur la base de simples suspicions", a-t-il confié à nos confrères.
Ousmane Chimère Diouf a également condamné les attaques visant ses collègues magistrats. (...) l’Ums, par ma voix, condamne énergiquement les attaques personnelles dirigées contre les magistrats et l’institution. Nous n’avons pas la prétention de monopoliser la vérité mais la légèreté avec laquelle ces attaques sont faites parfois est à déplorer. Récemment, des collègues ont été injustement accusés l’un d’être pressenti pour juger une affaire comme si c’était interdit, l’autre d’avoir une sœur qui travaillerait dans une fondation appartement à la Première dame. Autant d’affirmations sans aucun fondement puisque le premier ne préside aucune chambre criminelle au niveau du tribunal de grande instance de Dakar et est même actuellement affecté, et l’autre n’a aucun lien de parenté avec la personne présentée comme étant sa sœur. Rien que pour cela, ils ont été jetés à la vindicte populaire. D’autres, qui ont eu le malheur d’avoir été promus lors de la dernière réunion du Conseil supérieur, ont subi le même sort, et avant eux des procureurs de la République dans l’exercice de leur fonction, le Doyen des juges et d’autres juges d’instruction", dit-il.
Avant d'ajouter: "Il en est de même de la sortie d’un ministre de la République traitant les magistrats de la Cour des comptes de politiciens, eux qui ont, en leur qualité de professionnels de l’audit, fait un travail remarquable salué par tous".
Accusés de servir de bras armé au régime de Macky Sall pour invalider les candidatures de certains opposants, les magistrats sont au centre des débats et de la contestation de l'indépendance de la justice au Sénégal. Monsieur Diouf a rappelé que ce n'est pas dans leurs prérogatives de barrer la route à un candidat à la magistrature suprême. "Ecoutez ! Les magistrats n’ont pas pour mission de neutraliser des adversaires politiques mais de juger. Ceux qui le feront (Ndlr, neutraliseront des adversaires politiques du pouvoir) sortiront du cadre de leur serment. Ceux qui ont été nommés à ces postes lors du dernier Conseil supérieur de la magistrature ont le grade nécessaire et plusieurs années d’expérience, et il est prématuré d’évaluer un travail non encore accompli, on ne peut pas faire de commentaires sur la base de simples suspicions", a-t-il confié à nos confrères.
Ousmane Chimère Diouf a également condamné les attaques visant ses collègues magistrats. (...) l’Ums, par ma voix, condamne énergiquement les attaques personnelles dirigées contre les magistrats et l’institution. Nous n’avons pas la prétention de monopoliser la vérité mais la légèreté avec laquelle ces attaques sont faites parfois est à déplorer. Récemment, des collègues ont été injustement accusés l’un d’être pressenti pour juger une affaire comme si c’était interdit, l’autre d’avoir une sœur qui travaillerait dans une fondation appartement à la Première dame. Autant d’affirmations sans aucun fondement puisque le premier ne préside aucune chambre criminelle au niveau du tribunal de grande instance de Dakar et est même actuellement affecté, et l’autre n’a aucun lien de parenté avec la personne présentée comme étant sa sœur. Rien que pour cela, ils ont été jetés à la vindicte populaire. D’autres, qui ont eu le malheur d’avoir été promus lors de la dernière réunion du Conseil supérieur, ont subi le même sort, et avant eux des procureurs de la République dans l’exercice de leur fonction, le Doyen des juges et d’autres juges d’instruction", dit-il.
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