Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



« Les maladies liées au Sida restent la principale cause de décès chez les femmes de 15 à 49 ans en Afrique subsaharienne » (Onusida)



« Les maladies liées au Sida restent la principale cause de décès chez les femmes de 15 à 49 ans en Afrique subsaharienne » (Onusida)
A l’approche d'une réunion de haut niveau de l’assemblée générale des Nations Unies sur le Vih/Sida, l’Onusida a enjoint jeudi les responsables du monde entier à adopter une déclaration politique audacieuse avec des objectifs à l’horizon 2025, afin de mettre fin à cette maladie.

Selon l’Onusida, ses nouvelles données montrent que, quatre décennies après l'apparition des premiers cas de sida, des dizaines de pays ont atteint ou dépassé les objectifs 2020 fixés par l’assemblée générale des Nations Unies en 2016, prouvant « que les Objectifs n’étaient pas seulement ambitieux, mais réalisables ». Le rapport montre que les pays dotés de lois et de politiques progressistes et de systèmes de santé forts et inclusifs ont obtenu les meilleurs résultats contre le Vih.   « Les pays très performants ont ouvert la voie à d’autres », a fait valoir Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’Onusida. 

Dans ces pays, les personnes vivant avec le Vih et touchées par le virus ont de meilleures chances d’avoir accès à des services efficaces, y compris son dépistage, la prophylaxie préexposition (médicament permettant d'éviter une contamination au Vih), la réduction des risques, la délivrance d’un traitement de lutte contre le Vih pour plusieurs mois, ainsi qu'un suivi et des soins cohérents et de qualité. « Leur financement adapté, l'implication véritable des communautés, leurs approches multisectorielles et fondées sur les droits, ainsi que l’utilisation de données scientifiques pour guider les stratégies ciblées ont inversé le sens de l'épidémie et sauvé des vies », a indiqué Mme Byanyima. 

Selon la cheffe de l’Onusida, ces éléments seraient « précieux pour se préparer aux pandémies et pour apporter une riposte au Vih, à la Covid-19 et à de nombreuses autres maladies ».  

Plus de 16 millions de vies sauvées par les traitements abordables.

Globalement, le rapport montre que le nombre de personnes sous traitement a plus que triplé depuis 2010. En 2020, 27,4 millions des 37,6 millions de personnes vivant avec le Vih suivaient un traitement, contre seulement 7,8 millions en 2010.  Aussi l’Onusida signale que le déploiement d’un traitement abordable et de qualité aurait permis d’éviter 16,2 millions de décès depuis 2001.

De plus, les décès ont reculé en grande partie grâce à la démocratisation de la thérapie antirétrovirale et les décès dus au sida ont chuté de 43% depuis 2010 pour atteindre 690.000 en 2020.  Des progrès ont également été réalisés dans la réduction des nouvelles infections au Vih, mais ils ont été nettement plus lents. Elles ont ainsi reculé de 30% depuis 2010, avec 1,5 million de personnes nouvellement infectées par le virus en 2020 contre 2,1 millions en 2010.

Le rapport  signale par ailleurs que les jeunes femmes en Afrique subsaharienne continuent d'être négligées. Six nouvelles infections sur sept chez les ados de 15 à 19 ans dans la région concernent les filles. En outre, les maladies liées au sida restent la principale cause de décès chez les femmes de 15 à 49 ans en Afrique subsaharienne.

Salif SAKHANOKHO

Samedi 5 Juin 2021 - 12:53


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter