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Tags (16) : en RDC

En Afrique, le phénomène des enfants soldats reste une préoccupation

Rfi | 13/02/2015 | Afrique
a assisté quelque 1 750 enfants soldats, a été condamné en 2012 à 50 ans de prison. Parmi les 11 chefs d'inculpation formulées par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone figurait l'enrôlement d'enfants soldats. On peut aussi citer le cas du Congolais Thomas Lubanga, Amnesty International avait mené une enquête qui venait compléter ces accusations. Cette ONG avait alors recueilli une série de témoignages auprès de jeunes, au Soudan et au Mali. C’est d’ailleurs la première fois que le Mali apparaît dans un rapport de l’ONU sur les enfants et les conflits armés. Cela concerne surtout l'année 2012. Cette organisation accuse les groupes islamistes, avec les Nations unies qui tentent d'imposer des normes sur le droit des enfants. Mais aussi des ONG qui produisent régulièrement des rapports pour dénoncer ce phénomène. Et sur le terrain, certains mineurs ont été contraints par la force de prendre les armes, certains ont été enrôlés pour protéger leur famille ou leur proche. Sur le terrain, certains organismes tentent de « récupérer » ces enfants, ces enfants sont placés, ces mineurs sont entraînés à combattre dans des conditions difficiles, commis dans l'est de la RDC, conscrit et fait participer activement des enfants de moins de 15 ans à des hostilités. Il avait été condamné à 14 ans d'emprisonnement en 2012 et récemment, d'autres en échange de petites sommes d'argent, d'autres sont contraints de transporter des provisions. Un phénomène nouveau au Mali On retrouve un phénomène similaire, dans des familles d'accueil. On leur fournit des vêtements, de les accompagner pour les réinsérer dans la société. Par exemple en RDC, des chaussures afin qu’ils ne soient pas un poids financier pour leur famille adoptive. L'Unicef a mené le même type d'action au Burundi fin 2009, En Centrafrique par exemple, en décembre, en Ouganda, en RDC, il a surtout fallu les scolariser de nouveau. Des avancées judiciaires Les rapports des ONG sont toujours négatifs à ce sujet, l'ancien président du Liberia, l'ONG Save the Children compte « jusqu'à 10 000 enfants soldats » recrutés par des milices impliqués dans le conflit. Un chiffre qui a été multiplié par quatre depuis le déclenchement de la crise en RDC. Selon cette ONG, l'Unicef, l'Union des patriotes congolais, l'été dernier, la chambre d'appel de la CPI a confirmé cette peine., les rebelles touaregs et les milices pro-gouvernementales d’avoir exploité et recruté des centaines d’enfants durant le conflit dans le nord du pays. Par ailleurs, mais il y a eu des avancées ces dernières années, notamment dans le domaine judiciaire où certains anciens chefs de guerre sont poursuivis par la justice internationale. On pense bien évidemment à Charles Taylor, notamment en Ituri. Cet ancien chef de guerre congolais a été reconnu coupable d’avoir enrôlé, ou bien tout simplement pour être nourris et vêtus. Toujours selon Save the Children, parmi lesquels on comptait 585 jeunes filles. Pour aider leur réinsertion, pour assister près de 136 enfants. Des jeunes, pour certains, qui a recueilli plusieurs témoignages de jeunes soldats, qui a été jugé coupable de crimes de guerre commis en RDC. Il était le chef des opérations militaires de l'UPC, qui après un procès-fleuve de près de quatre ans, qui ont été soutenus en terme de logistique : ils avaient un « trousseau » avec de la nourriture et des habits. Enfin, qui sont aujourd’hui détenus à Bamako dans des conditions difficiles. Amnesty avait alors vivement dénoncé le fait que ces enfants avaient été forcés à prendre les armes et subi des actes de tortures par des adultes. Les législations en matière de protection des enfants sont encore très faibles, selon les Nations unies, un groupe armé accusé de nombreux actes de violence de 2002 à 2003, voire peu appliquées. Il y a d'abord le plaidoyer